Battu à Lorient (2-0), l’Olympique de Marseille traverse une zone de turbulences en interne. Entre critiques du vestiaire, performances décevantes et recadrage public de Habib Beye, la fin de saison s’annonce sous haute tension.
Des leaders pointés du doigt
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Selon les informations de RMC Sport, l’ambiance au sein de l’OM s’est nettement dégradée ces dernières semaines. Plusieurs joueurs regrettent l’ère Roberto De Zerbi, tandis que d’autres peinent à adhérer aux méthodes de Habib Beye. En interne, ces états d’âme commencent à agacer, d’autant que l’inconstance des performances sur le terrain alimente les critiques.
Après la défaite face à Lorient, Habib Beye est sorti de sa réserve médiatique. Lui qui s’était interdit de critiquer publiquement ses joueurs a changé de ton : “ceux qui avaient la possibilité de marquer de leur empreinte cette fin de saison et qui n’ont pas saisi cette opportunité” et encore “les leaders qui doivent être constants et positifs, pas uniquement quand c’est facile.” Un message clair adressé à certains cadres.
Sur le terrain, les prestations de Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi symbolisent cette fébrilité. Les deux défenseurs ont été impliqués sur les buts encaissés, illustrant un manque d’engagement et des erreurs de placement récurrentes.
Hojbjerg, Greenwood et les cadres en difficulté
Au milieu et en attaque, les attentes autour de Pierre-Emile Hojbjerg et Mason Greenwood restent élevées, mais leurs performances interrogent. Le capitaine danois, méconnaissable depuis plusieurs semaines, a été remplacé en fin de match à Lorient, signe d’un possible tournant dans sa gestion. Certains en interne évoquent une fatigue mentale et un contexte collectif instable.
De son côté, Mason Greenwood, meilleur buteur de l’OM, a affiché une attitude jugée insuffisante par le staff. Peu impliqué, l’attaquant anglais n’a pas pesé dans la rencontre, ce qui a accentué les tensions.
Les choix de Habib Beye ne font pas non plus l’unanimité. Certains joueurs reconnaissent en privé des difficultés à comprendre ses consignes, dans un contexte où les résultats ne suivent pas.
Enfin, des figures comme Medhi Benatia n’ont pas caché leur frustration face au manque d’implication, tandis que Geronimo Rulli a tenté de secouer le vestiaire à la mi-temps, sans succès. L’état d’esprit de Pierre-Emerick Aubameyang, décrit comme très affecté par la situation, illustre également le malaise.
À quatre journées de la fin de la saison de Ligue 1, l’Olympique de Marseille reste en course pour le podium, mais devra rapidement retrouver cohésion et efficacité pour atteindre ses objectifs.