Le nul concédé face à Nice (1-1), dimanche soir au Vélodrome, n’a pas seulement laissé l’OM avec deux points de moins dans la course à l’Europe. Il a surtout confirmé une réalité plus inquiétante encore : Marseille ne traverse plus seulement une mauvaise passe sportive, mais une crise interne désormais impossible à masquer.
Cette fois, contrairement à Lorient (0-2, le 18 avril), il n’y a pas eu de sortie publique fracassante. Pas de charge frontale de Medhi Benatia en zone mixte, pas de sanction spectaculaire annoncée dans l’urgence. En façade, le club a tenté de conserver un semblant de maîtrise. Mais dans le vestiaire, le climat s’est encore durci.
Comme l’indique le journal l’Equipe ce mardi, La frustration d’Habib Beye s’est d’abord cristallisée sur Himad Abdelli, impliqué sur la perte de balle qui a conduit à l’action du penalty niçois en fin de match. En conférence de presse, l’entraîneur avait déjà pointé le manque de maîtrise de certains milieux sans citer de nom. Dans le vestiaire, le ton aurait été plus direct. Trop direct pour Abdelli, déjà fragilisé depuis plusieurs semaines en interne, et qui n’aurait pas accepté d’être ainsi exposé devant le groupe.
Sa réponse sèche, rapportée par l’Equipe,, a glacé l’atmosphère : « T’es pas mon père. »
La scène a marqué plusieurs témoins. Parce qu’elle dit tout de l’état du vestiaire marseillais : un groupe nerveux, susceptible, fracturé, où la moindre remarque devient un point de rupture. Abdelli, déjà critiqué pour son attitude jugée trop nonchalante depuis son arrivée, n’est pas le seul à cristalliser les tensions. Mais il est devenu, dimanche, le symptôme le plus visible d’un mal plus profond.
Dans ce vestiaire à vif, beaucoup estiment que les reproches ne tombent pas toujours sur les bons joueurs. En interne, certains ont ainsi jugé qu’Abdelli servait de cible facile, pendant que d’autres, au statut plus solide, continuent d’échapper aux mêmes exigences.
C’est là que le cas Mason Greenwood revient immédiatement sur la table.
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L’attaquant anglais reste le joueur le plus décisif de l’effectif, le plus capable de faire basculer un match, mais aussi celui dont le traitement alimente le plus de crispations. Son statut à part, ses aménagements, ses retards et sa gestion parallèle sont devenus des sujets de fond dans un groupe où plusieurs joueurs ne cachent plus leur lassitude.
Cette impression d’injustice silencieuse mine le collectif depuis plusieurs semaines. Elle fragilise la parole du staff, nourrit les frustrations et crée une hiérarchie implicite que tout le monde voit, sans vraiment la nommer.
Le malaise ne s’arrête pas là. Pierre-Emile Höjbjerg, pourtant capitaine depuis février, s’est lui aussi accroché avec un membre du staff à l’entraînement ces derniers jours. Facundo Medina, l’un des rares à avoir pris la parole publiquement cette semaine, a agacé plusieurs partenaires en remettant en cause leur implication. Même les cadres ne fédèrent plus.
Ce qui se joue à Marseille dépasse désormais la simple question du contenu ou des résultats. Le nul contre Nice n’a pas seulement coûté deux points. Il a confirmé qu’à trois matches de la fin, l’OM avance avec un vestiaire sous tension, des ego à vif et une autorité de plus en plus contestée.
À Marseille, la fracture n’est plus un soupçon. Elle est devenue un fait.
“🤬Ce sont tous des pitres ! ” pic.twitter.com/RgTomZTSXp
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) April 27, 2026