Accroché par Nice (1-1) dimanche en Ligue 1, l’Olympique de Marseille a laissé filer des points précieux en fin de match. Selon les informations de L’Équipe, cette contre-performance a ravivé plusieurs tensions internes dans un vestiaire fragilisé. Entre frustrations sportives et relations dégradées, le climat apparaît particulièrement tendu.
Des tensions visibles entre joueurs et staff
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Le nul concédé face à Nice n’a pas déclenché de sortie médiatique fracassante, contrairement à la défaite à Lorient quelques jours plus tôt. Pourtant, en interne, la frustration est bien réelle du côté de l’OM. L’entraîneur Habib Beye a notamment ciblé le milieu Himad Abdelli, impliqué sur l’action ayant conduit au penalty niçois.
Déjà critiqué pour son attitude depuis son arrivée hivernale, l’ancien joueur d’Angers aurait mal vécu cette remise en cause. Selon L’Équipe, il aurait répondu sèchement à son coach dans le vestiaire : « T’es pas mon père. » Un épisode révélateur des crispations actuelles au sein du groupe marseillais.
Le cas Greenwood cristallise les frustrations
Autre source de tensions : la gestion du cas Mason Greenwood. L’attaquant anglais, élément offensif majeur de l’Olympique de Marseille, bénéficie selon des sources internes d’un traitement particulier. « Mason a toujours eu un traitement différent depuis son arrivée (en juillet 2024), il a toujours été très privilégié », indique une source au club citée par L’Équipe.
Freiné par une blessure récente, Greenwood reste difficile à gérer au quotidien. Retards, communication indirecte via son entourage et relations compliquées avec le staff médical alimentent un malaise persistant. Malgré cela, Habib Beye continue de s’appuyer sur lui, faute d’alternatives offensives.
Dans ce contexte, d’autres joueurs affichent leur mal-être, à l’image d’Ethan Nwaneri, peu utilisé, ou de Pierre-Emile Höjbjerg, dont l’influence a diminué ces dernières semaines. Le capitaine danois a d’ailleurs lui-même reconnu la frustration collective après la rencontre : « On doit gagner ce match. On doit arrêter de parler la semaine. »
À l’heure où la fin de saison approche, ces tensions internes pourraient peser lourd sur les ambitions de l’OM en Ligue 1.