Confinés à la Commanderie après la lourde défaite à Nantes, les joueurs de l’OM vivent une fin de saison sous tension. Une décision forte du club marseillais, jugée inefficace par Eric Di Meco, qui pointe un malaise plus profond.
Une mise au vert qui interroge à Marseille
A lire : Une forme de harcèlement ? La mise au vert imposée aux joueurs pourrait exposer l’OM !
Depuis lundi soir, les joueurs de Olympique de Marseille sont maintenus à la Commanderie, une décision prise après la déroute subie sur la pelouse de Nantes. Cette mise au vert de l’OM s’inscrit dans une volonté de réaction immédiate face à une dynamique sportive inquiétante.
Avec quatre défaites sur les six derniers matchs de Ligue 1, le club phocéen a vu ses ambitions de podium s’effondrer. Si une qualification européenne reste mathématiquement possible, elle dépend désormais de nombreux scénarios défavorables.
Dans ce contexte, la direction marseillaise a opté pour une forme de huis clos sportif. Mais cette stratégie divise, notamment parmi les anciens du club.
Di Meco critique une sanction tardive et inefficace
Consultant pour RMC et ancien défenseur emblématique, Eric Di Meco n’a pas mâché ses mots concernant la situation actuelle de l’OM. Selon lui, cette décision arrive trop tard pour produire un quelconque effet positif. « Je pense qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ils peuvent les enfermer pendant 10 jours jusqu’au dernier match, les mecs ne sont plus là. Et plus tu les punis, moins ils sont là. C’est terrible. »
Pour Di Meco, le problème dépasse largement la gestion ponctuelle du groupe. Il estime que le timing des sanctions est inadapté, rappelant que la première mise au vert, avant le match contre Nice, était déjà mal calibrée. « Il fallait essayer de finir la saison le mieux possible en brossant les mecs dans le sens du poil le plus possible. Si tu voulais être sévère ou taper, il fallait le faire bien avant »
Son constat final reflète le climat de défiance autour du club marseillais : « Je ne sais pas si on verra des effets. Tout le monde nous fait peur, Nantes nous faisait peur et on a eu raison, Le Havre nous fait peur, tout le monde se moque de nous… Vite que ça finisse. Il reste 10 jours, je compte les jours. »