L’Olympique de Marseille traverse l’une des périodes les plus instables de l’ère McCourt. Entre les échecs sportifs, les départs en cascade et une fin de saison plombée par les tensions internes, le club phocéen avance dans un climat de défiance rarement vu ces dernières années.
Il y a des saisons où l’on sent très tôt que tout peut basculer. Celle de l’OM ressemble désormais à une longue chute. Le départ d’Adrien Rabiot dès la première journée a laissé une cicatrice sportive et symbolique dans un effectif déjà fragile. Puis il y a eu cette campagne de Ligue des Champions ratée, terminée dans la frustration et les regrets, avant la gifle infligée par le PSG lors du Classique. Dans la foulée, le départ de Roberto De Zerbi a acté l’effondrement d’un projet qui devait installer Marseille durablement parmi les grands clubs européens.
Autour du terrain, le chaos a fini par contaminer toute la structure. Pablo Longoria, progressivement écarté des décisions sportives a quitté le club. De son côté, Medhi Benatia a annoncé sa volonté de quitter le club avant d’accepter de rester jusqu’à la fin de saison. Et pendant ce temps, l’équipe a laissé filer le podium et la qualification en Ligue des Champions, incapable de répondre dans les moments clés malgré l’arrivée du coach Habib Beye…
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Un contexte encore plus difficile pour les supporters marseillais
Comme souvent à Marseille, le malheur des uns se nourrit du bonheur des autres. Voir le PSG atteindre la finale de la Ligue des Champions pendant que l’OM s’enfonce renforce forcément le sentiment de déclassement. La dynamique de Lyon, revenu sur le podium, ajoute une autre forme de frustration pour un public marseillais qui pensait enfin avoir retrouvé une direction sportive cohérente il y a encore quelques mois.
Mais être supporter de l’OM, c’est précisément cela : rester debout quand le club vacille. Soutenir sans devenir aveugle. Continuer d’aimer sans absoudre les responsables. Le Vélodrome sait reconnaître les saisons ratées, les erreurs de gouvernance et les promesses non tenues. Il sait aussi que l’identité marseillaise ne se résume jamais à un classement.
Un été décisif pour reconstruire l’OM
L’été qui arrive devra être celui d’une reconstruction profonde. Plusieurs médias évoquent déjà une réorganisation majeure de la gouvernance marseillaise autour de nouveaux décideurs. La nomination de Stéphane Richard à la présidence de l’OM est la première pierre d’un renouveau. Clairement, la nécessité d’un nouveau cycle sportif apparaît évidente.
Le futur organigramme devra retrouver une cohérence que Marseille a perdue au fil des crises. Il faudra choisir un directeur sportif capable d’installer une vision durable, recruter un entraîneur qui accepte le contexte marseillais sans le subir, et surtout renouveler un effectif arrivé au bout de quelque chose. Avec des moyens plus limités et une pression toujours immense, l’OM devra redevenir plus intelligent sur le mercato, plus stable dans son fonctionnement et beaucoup plus fort collectivement. Parce qu’à Marseille, les saisons passent, les dirigeants changent, les entraîneurs défilent. Mais l’exigence, elle, reste intacte.