Avant la dernière journée de Ligue 1 face à Rennes, l’Olympique de Marseille joue encore son avenir européen. Derrière l’enjeu sportif, le club marseillais prépare déjà un été sous fortes contraintes économiques, marqué par l’arrivée attendue de Grégory Lorenzi à la direction sportive et une réduction des moyens alloués au mercato.
L’actualité de l’OM ne se limite plus au terrain. Selon les informations de L’Équipe, le futur organigramme emmené par Stéphane Richard et Grégory Lorenzi devra composer avec une réalité financière plus stricte que ces dernières saisons. Un changement important alors que le club reste sous surveillance de l’UEFA et de la DNCG.
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Une qualification européenne décisive pour les finances de l’OM
Avant la réception de Rennes dimanche, l’Olympique de Marseille peut encore terminer en Ligue Europa, en Ligue Conférence, voire sortir totalement des places européennes. Un scénario catastrophe existe encore : une septième place combinée à une victoire de Nice en finale de la Coupe de France contre Lens le 22 mai priverait l’OM de toute compétition continentale la saison prochaine.
L’enjeu est considérable sur le plan financier. Cette saison, la participation à la Ligue des champions aurait rapporté environ 50 millions d’euros au club, hors revenus de billetterie. Une somme essentielle pour limiter les pertes d’un exercice qui devrait malgré tout rester déficitaire, après le record enregistré en 2024-2025 sous l’ère Frank McCourt.
Le modèle économique marseillais repose largement sur les revenus européens. Sans qualification pour la C1, la marge de manœuvre de l’OM sur le marché des transferts serait fortement réduite dès cet été.
Grégory Lorenzi attendu avec un budget plus limité
Dans ce contexte, l’arrivée de Grégory Lorenzi s’annonce particulièrement stratégique. Toujours selon L’Équipe, l’ancien dirigeant de Brest devra travailler avec des moyens nettement inférieurs à ceux dont disposait récemment Mehdi Benatia.
Le contraste est important : à Brest, Lorenzi aurait dépensé environ 54 millions d’euros en dix ans, soit l’équivalent de près de la moitié des investissements réalisés par l’OM sur la seule saison actuelle. La future direction sportive devra donc privilégier des profils à forte valeur de revente, des opportunités de marché et une gestion salariale plus stricte.
Sous pression financière et sportive, l’Olympique de Marseille entre ainsi dans une phase de transition majeure. La fin de saison contre Rennes pourrait peser bien au-delà du simple classement de Ligue 1.