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OM en Europa League : pourquoi la C3 pourrait être l’opportunité économique que les supporters attendaient

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le
logo europa league during the UEFA Europa League group L match between AZ Alkmaar and FK Partizan at Cars Jeans stadium on November 28, 2019 in The Hague, The Netherlands Photo by Icon Sport

Au lendemain du coup de sifflet final face à Rennes, la qualification de l’Olympique de Marseille pour la phase de ligue de l’Europa League a laissé un goût amer à une grande partie des supporters marseillais, encore obsédés par l’absence en Ligue des champions. Pourtant, à y regarder de plus près, les chiffres de l’UEFA, le calendrier européen et la dynamique sportive du club phocéen dessinent une autre réalité.

 

Une qualification européenne qui sauve un peu une saison à la dérive

 

Quelques jours après la victoire arrachée face à Rennes lors de la dernière journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a validé sa cinquième place et son billet pour la phase de ligue de l’Europa League. Une qualification décrochée dans la douleur, au terme d’une saison extrêmement tendue, marquée par les changements d’entraîneurs, les conflits internes et l’épuisement mental d’un vestiaire olympien en rupture avec ses dirigeants.

Au milieu de ce contexte explosif, le retour du club phocéen sur la scène européenne représente le seul point d’ancrage stable d’une année chaotique. Habib Beye, arrivé en cours de saison dans un bourbier indescriptible, a immédiatement refusé de minimiser la portée de cette qualification. En conférence de presse, l’entraîneur marseillais a balayé l’idée d’une Europa League au rabais.

« Quand vous êtes l’Olympique de Marseille, vous devez participer à la Coupe d’Europe. Ce ne sera pas la Ligue des champions parce que nous n’avons pas atteint cet objectif, mais on ne peut pas galvauder une compétition comme l’Europa League. Ce serait un manque de respect. »

Pour les supporters de l’OM, cette qualification en C3 ne fait pas office de lot de consolation : c’est le seul résultat tangible qui permet au club marseillais de sauver une saison à la dérive et de préparer la suite sur des bases européennes. Le débat reste vif autour du club phocéen, comme l’a souligné Daniel Riolo au micro de RMC Sport.

 

A lire : Daniel Riolo donne deux conseils à l’OM !

 

Une manne financière sous-estimée pour le club phocéen

Derrière la déception affichée par les supporters marseillais privés de Ligue des champions, les chiffres de l’Europa League racontent une autre histoire. Pour la saison 2025-2026, l’UEFA redistribue une enveloppe globale de 565 millions d’euros aux 36 clubs engagés dans la phase de ligue de la C3, contre 285 millions pour la Conférence League. Une somme qui replace immédiatement la compétition dans une dimension lucrative.

Chaque club qualifié pour la phase de ligue de l’Europa League empoche d’office une prime de participation de 4,31 millions d’euros. À cela s’ajoutent les primes liées aux résultats et au parcours de l’Olympique de Marseille dans la compétition.

Étape de la compétition Prime UEFA
Phase de ligue (participation) 4,31 M€
Barrages (16es de finale) 300 000 €
8es de finale 1,75 M€
Quarts de finale 2,5 M€
Demi-finales 4,2 M€
Finale 7 M€
Prime du vainqueur 6 M€ supplémentaires

 

À ces primes s’ajoute la part de marché liée aux droits TV et au coefficient UEFA du club sur cinq et dix ans, qui peut faire grimper considérablement la facture finale. Selon les estimations relayées par le média Sportune, le club phocéen avait récolté près de 53 millions d’euros lors de sa précédente campagne européenne, malgré une élimination prématurée : un montant qui démontre que l’Europa League est tout sauf une compétition au rabais pour les finances de l’OM.

Au-delà des primes versées par l’UEFA, les retombées indirectes sont massives. Chaque soirée européenne au Stade Vélodrome dope la billetterie, fait exploser les ventes de merchandising, renforce la valeur des contrats de sponsoring et alimente un écosystème commercial complet autour du club marseillais. Les soirées européennes de l’Olympique de Marseille génèrent également un volume considérable sur le marché des paris sportifs, où les fans suivent de près les cotes sur les performances individuelles et les résultats des Olympiens. Les nouvelles plateformes de paris en ligne se positionnent activement sur ces grands rendez-vous européens, proposant des offres dédiées aux matchs de l’OM comme le code promo betify, qui permet aux parieurs de bénéficier d’un bonus de bienvenue avant les soirées de C3.

Comparée aux 2,5 milliards d’euros distribués en Ligue des champions, l’Europa League reste financièrement inférieure. Mais pour un OM absent de la C1 cette saison, la C3 constitue le seul levier européen capable de combler une partie du manque à gagner et de préserver l’équilibre économique du club.

Une compétition à la portée des Olympiens

Au-delà de l’argument financier, l’Europa League présente un atout sportif que les supporters OM ne peuvent ignorer : c’est une compétition réellement à la portée de l’Olympique de Marseille. Face aux ogres européens en Ligue des champions, le club phocéen a trop souvent dû courber l’échine, comme lors des dernières campagnes en C1 où les Olympiens ont buté sur des cadors hors de portée.

Au micro de RMC Sport, Daniel Riolo a posé un diagnostic sans détour sur le sujet, défendant l’idée que la C3 correspond bien davantage au calibre actuel du club marseillais.

« Je pense que l’un des gros défauts de l’OM, c’est de considérer qu’ils sont ce qu’ils ne sont plus. Être en Europa League, je pense qu’au final ça n’est pas négatif. L’OM est beaucoup plus dimensionné pour l’Europa League que pour la Ligue des champions. Parce que quand ils y vont, ça pète de tous les côtés et les gens estiment qu’ils doivent y faire quelque chose. S’ils y vont sans prétention, ok. Mais eux ils meurent de la pression qu’ils se mettent eux-mêmes. »

Le constat est sportivement implacable : sur le format actuel de la C3, l’Olympique de Marseille peut viser une finale, là où la Ligue des champions condamne le club phocéen à subir les géants européens dès la phase de ligue. Les précédents sont là pour le rappeler : finale en 2018 face à l’Atlético Madrid, demi-finale en 2024 sous Roberto De Zerbi. À chaque fois que les Olympiens ont misé pleinement sur l’Europa League, ils ont rejoué sur la scène européenne.

 

A lire : Joueurs Légendes de l’OM

 

Un tremplin pour reconstruire un projet sportif et un effectif

Au-delà du sportif et du financier, l’Europa League offre à l’Olympique de Marseille ce qui lui a le plus manqué cette saison : un cadre pour reconstruire. Le calendrier de la C3, moins étouffant que celui de la Ligue des champions, permettra à Habib Beye — ou à son successeur selon les décisions à venir — de faire tourner l’effectif sans cramer ses cadres dès l’automne.

Cette respiration sportive est précisément ce dont le club phocéen a besoin pour relancer une dynamique saine, valoriser ses cadres sur la scène européenne et préparer un retour solide en Ligue des champions. Sur le terrain, l’Europa League offre une vitrine idéale pour des joueurs comme Pierre-Emile Højbjerg, Mason Greenwood ou Pierre-Emerick Aubameyang, dont les performances rejailliront directement sur leur valeur marchande et sur le rayonnement du club marseillais à l’international.

La prochaine étape sera désormais le tirage de la phase de ligue, la finalisation du mercato OM et les arbitrages stratégiques de Pablo Longoria et de l’actionnaire Frank McCourt sur les moyens accordés à cette campagne européenne, qui pourrait bien être celle de la reconstruction.

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