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Hier, l’Olympique de Marseille a officialisé le nouveau contrat de naming du Vélodrome avec la banque CEPAC. Un premier chantier réglé par la direction olympienne avant d’entamer un été qui s’annonce chargé avec notamment les difficultés financières de l’OM qui vont entourer l’été olympien.
On avance doucement à Marseille. Le verdict de l’UEFA a été reçu il y a quelques jours et hier, le nouveau contrat de naming du Vélodrome a été signé avec la banque CEPAC, en attendant la décision de la DNCG le 29 juin.
L’Orange Vélodrome devient CEPAC Vélodrome
CEPAC Vélodrome… qu’en pensez-vous ? pic.twitter.com/R8kF8pFJLD
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) June 25, 2026
Alors que l’Olympique de Marseille doit encore expliquer comment il compte renflouer ses caisses devant le gendarme financier du football français, le nouveau président Stéphane Richard peut déjà se féliciter d’avoir boucler le dossier du naming. La CEPAC remplace Orange après un partenariat de dix années.
Un dossier que souhaitait conclure rapidement Stéphane Richard comme il l’explique au journal L’Equipe : “Il était important pour le club qu’après l’annonce du départ d’Orange, il n’y ait pas de vacances dans la présentation du stade. Ce sera fait puisqu’on parlera du CEPAC Vélodrome dès le 2 juillet, au lendemain du départ officiel d’Orange.
“Ca envoie un message assez fort à la communauté des gens qui aiment l’OM”
Une annonce symbolique comme l’indique le nouveau président de l’OM : “Je trouve que ça envoie un message assez fort à la communauté des gens qui aiment l’OM : ce lieu et ce club restent attractifs. Chacun sait que nous sommes engagés dans une phase de redressement. Quand on attaque un chantier pas facile, il est important d’avoir ses amis à côté, et je suis très heureux qu’on soit en mesure d’annoncer cette nouvelle dans ce moment charnière. Par-delà les vicissitudes qu’on peut traverser, cela montre qu’il y a des liens historiques forts entre l’OM et cette magnifique institution marseillaise.”
Partenaire historique de l’OM, la CEPAC est un sponsor depuis plus de quarante du club olympien. La banque aurait fait connaître son intérêt pour le Vélodrome depuis le début de saison dernière. Un intérêt qui s’est concrétisé et accéléré après la présentation de Richard en avril.
Un contrat plus rémunérateur
Signé pour au moins sept ans, le contrat devrait rapporter plus d’argent que le précédent, estimé à 2.45 millions d’euros selon les informations de l’Equipe. Avec des finances dans le rouge, ce nouveau contrat ne résoudra pas tous les problèmes comptables mais “c’est un montant significatif” pour Richard.
“Grâce à la gestion purement avisée, éclairée, qui a été faite depuis dix ans par la gouvernance du football professionnel français, on a aujourd’hui un niveau de droits TV qui est affligeant, et qui met tout le football professionnel français dans une extrême difficulté, s’insurge Richard. Tous les clubs doivent trouver des tas d’autres relais possibles. Il y a les compétitions européennes, bien sûr, mais il y a aussi tout ce qui participe au rayonnement, le sponsoring, et le naming en est une des expressions. »
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Stéphane Richard compte s’appuyer sur son stade pour augmenter les revenus
Tandis que les sources de revenus baissent et que les ventes de joueurs se font attendre, le Vélodrome a joué quasiment toute la saison à guichets fermés et Stéphane Richard compte s’appuyer sur le stade comme un levier de développement : “C’est une chance pour l’OM d’avoir l’intégralité de la gestion du site. Ça permet d’avoir son stade en club résident, mais aussi de le valoriser par d’autres événements qui peuvent être organisés. On peut le développer quantitativement, en faisant davantage d’événements non sportifs, et on a un certain nombre d’idées pour intensifier cela. On peut aussi le développer en améliorant les prestations, l’expérience visiteur, et on a aussi pas mal d’idées là-dessus. »
Il en faudra un peu plus pour convaincre la DNCG qui attend des éléments complémentaires et des projections plus cohérentes. Le gendarme financier du football français attend aussi de nombreuses ventes dans l’effectif olympien. La nouveau contrat de naming pourrait être le premier domino d’une longue liste de tâches à gérer.
Clarence Maillefaud