Ancien entraîneur de l’OM, Marcelo Marcelo Bielsa a quitté la sélection uruguayenne après l’élimination de la Celeste lors de la Coupe du Monde 2026. Avant son départ, le technicien argentin a longuement expliqué les raisons de cet échec, assumant ses responsabilités tout en répondant aux critiques concernant sa gestion du groupe.
Marcelo Bielsa assume l’échec de l’Uruguay
Figure marquante de l’OM, Marcelo Bielsa a choisi de s’exprimer sans détour au moment de quitter son poste de sélectionneur de l’Uruguay. Après quatre années passées à la tête de la Celeste et une élimination prématurée lors de la Coupe du Monde 2026, l’Argentin a reconnu sa responsabilité dans les résultats de son équipe.
« Cette fin, ces adieux, sont très douloureux. Vu les espoirs que j’avais et la façon dont cela s’est mal terminé », a d’abord déclaré Marcelo Bielsa.
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L’ancien coach de l’OM a ensuite poursuivi : « Ma responsabilité est très claire, je ne peux pas justifier notre résultat final (…) Si je devais évaluer la performance de l’équipe que j’ai entraînée, je dirais que nous avons déçu les supporters. C’est une immense frustration. Notre classement final était totalement inattendu. Difficile à croire. C’est un échec difficile à encaisser. Le football suscite des passions et des émotions fortes, et expliquer ce qui s’est passé, aussi sincère que je sois, est insupportable. Je ne peux pas justifier notre position. La gestion des ressources dont je disposais n’a pas été à la hauteur (sur la qualité des joueurs, ndlr). Nous avons fait de notre mieux : moi-même, mes collègues et les joueurs. Je suis convaincu qu’avec une approche différente, nous n’aurions pas obtenu les mêmes résultats. Le soutien que j’ai reçu est dû à l’excellente structure mise en place par la fédération et à la relation étroite avec les supporters, qui m’ont énormément soutenu avant la Coupe du Monde. Je n’ai aucune raison de me plaindre de ne pas avoir eu tout le nécessaire pour obtenir ces résultats. »
L’ancien entraîneur de l’OM répond aux critiques sur sa méthode
Au cours de cette conférence de presse, Marcelo Bielsa est également revenu sur les discussions menées avec ses joueurs au sujet de ses méthodes de travail. L’Argentin a expliqué avoir accepté plusieurs demandes formulées par son groupe.
« Le match contre l’Espagne montre que nous avons toujours joué selon mes idées, qui n’ont jamais changé. Oui, il y a eu des réunions, nombreuses et longues. Les joueurs ont suggéré de ne plus s’entraîner séparément en deux groupes. Ils savent pourquoi je préfère cette méthode, mais lorsqu’ils ont exprimé le besoin de s’entraîner tous ensemble, il aurait été absurde de ma part d’insister pour faire quelque chose qu’ils désapprouvent. J’ai expliqué le système à deux groupes. Si on s’entraîne en deux groupes, la séance dure deux fois moins longtemps. Si on est tous ensemble, ceux qui ne s’entraînent pas peuvent attendre. Il faisait très chaud et humide, et s’entraîner 40 minutes, ce n’est pas pareil qu’une heure et demie. Si tout le monde s’entraîne ensemble, je ne peux pas surveiller 30 joueurs en même temps, c’est pour ça que je préfère cette solution. Mais je devais accéder à une telle demande. Ils voulaient se sentir proches et unis. J’ai tout de suite accepté, vu leurs arguments. »
Il a également ajouté : « On m’a aussi demandé de réduire le nombre de causeries d’équipe. J’ai ma propre façon d’expliquer les choses et j’avais choisi de donner un certain nombre de causeries, mais j’avais également accepté cette demande. Après le match amical contre les États-Unis, où j’ai parlé à plusieurs groupes de joueurs, ils ont discuté de la possibilité de réduire le nombre de causeries et de ne pas s’entraîner en groupes séparés. Je me suis engagé et j’ai examiné les deux options, mais à un moment donné, ce n’était plus suffisant. Les causeries que j’ai données étaient collectives, portant sur l’adversaire que nous allions affronter. J’expliquais le plan d’entraînement et certains exercices et leur application (…) Ce n’est pas la relation avec les joueurs qui nous a empêchés d’obtenir les résultats que nous méritions. Il y a eu des réunions. »
Enfin, l’ancien entraîneur de l’OM a tenu à défendre son groupe tout en évoquant plusieurs situations individuelles, notamment celles de Ronald Araújo, Giorgian De Arrascaeta, Federico Valverde, Darwin Núñez et José María Giménez. « Je n’ai cessé de réfléchir à chacune de mes décisions. Dès que je dois décider, je prends en compte les avis de mon entourage et je les confronte à mes propres idées. Nous avions six problèmes, mais aucune de leurs conséquences n’explique la non-qualification de l’Uruguay. Nous avons réussi à tous les résoudre (…) Je donne ces explications parce que je ne peux pas laisser croire que les joueurs n’ont pas mieux joué parce qu’ils étaient en colère contre moi. »
Interrogé sur sa relation avec Federico Valverde, Marcelo Bielsa a enfin démenti tout différend avec le milieu du Real Madrid : « Vous me dites que si je remplace un joueur à la 60e minute, je le mets en danger (Valverde). C’est absurde ; cela fait partie de son travail. Je ne considère absolument pas que je le mette en danger. Je n’ai jamais eu de problème avec Valverde. Je n’ai jamais fait plus de concessions à un joueur que nécessaire car je crois qu’il les mérite. Je lui ai dit que je pourrais avoir besoin de lui en défense centrale. Au début des qualifications pour la Coupe du Monde, j’avais cité cinq ailiers gauches de premier plan qu’il a neutralisés en tant que latéral au Real Madrid. Je lui ai dit que je pourrais également avoir besoin de lui comme ailier et comme milieu de terrain, et j’ai reçu une réponse idéale et une volonté totale de travailler avec lui. S’il y a un conflit, je l’ignore car je n’ai jamais eu de problème avec Valverde. J’ai rêvé d’entraîner Araújo, Valverde, Bentancur… »