Le premier renfort est Kelian Magangu, milieu de terrain en provenance de l’US Torcy Paris Vallée de la Marne. Le club francilien a salué son parcours dans un communiqué, se félicitant de voir l’un de ses jeunes talents rejoindre l’un des clubs les plus prestigieux du football français.
Le second arrivant est Milan-Sandro Cheval, gardien de but de 17 ans transféré du SM Caen. La saison dernière, il s’est illustré en National U19 avec 24 matchs disputés, 9 clean sheets et 40 buts encaissés. Il évoluera dans un premier temps avec les U19 olympiens.
Une politique de jeunesse assumée…
Ces deux signatures ne doivent rien au hasard. Elles s’inscrivent dans une ligne clairement tracée par le président Stéphane Richard depuis son arrivée à la tête du club début juillet. Dès sa prise de fonction, marquée aussi par le naming du stade Vélodrome pour sept ans, le nouveau dirigeant a posé la modernisation des infrastructures d’entraînement comme une pierre angulaire de son projet pour relancer la formation marseillaise. Stéphane Richard a été clair sur un point : la Commanderie ne sera pas abandonnée, mais elle n’est plus adaptée pour accueillir à la fois l’équipe professionnelle et le centre de formation. Le président marseillais a donc pour objectif de créer un nouveau centre d’entraînement, un chantier d’ampleur puisqu’il évoque un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros, même si aucun site ni calendrier précis n’ont encore filtré.
Cette ambition traduit une volonté affichée de faire de la formation un pilier du nouveau modèle marseillais. Richard a lui-même insisté sur l’importance de ce projet pour bâtir un club où la formation occuperait une place centrale, avec l’objectif de doter l’OM d’un complexe capable de répondre aux standards des plus grands clubs européens. Sur le plan sportif, cette philosophie se traduit déjà concrètement : début juillet, le latéral droit Kelyann Bezahaf avait signé son premier contrat professionnel avec l’OM, avant de faire ses grands débuts avec le groupe pro. Un défenseur formé au club a également été prolongé le même mois, confirmant la volonté du club de sécuriser ses jeunes pousses plutôt que de les voir filer ailleurs.
Reste que ce virage vers la jeunesse intervient dans un contexte financier contraint : sanctionné par l’UEFA et la DNCG, l’OM doit surveiller ses dépenses cette saison, ce qui rend d’autant plus stratégique l’investissement dans son centre de formation, un vivier moins coûteux que le marché des transferts pour renforcer l’effectif à moyen terme. Cet été marseillais rime donc clairement avec formation, pendant que le recrutement côté équipe première se fait toujours attendre.
Paul Laffisse