Dans sa dernière vidéo publiée sur YouTube, Romain Molina met en cause le fonctionnement de certains dossiers menés sous la présidence de Pablo Longoria. Il revient notamment sur le transfert de Geoffrey Kondogbia et affirme que Frank McCourt aurait été alerté sur certaines pratiques internes. Des accusations qui ne sont pas, à ce stade, confirmées par les personnes concernées.
Molina s’interroge sur le transfert de Kondogbia
Romain Molina consacre une partie importante de son analyse de la situation de l’OM à la politique de transferts conduite sous la présidence de Pablo Longoria.
Pour illustrer son propos, le journaliste revient sur l’arrivée de Geoffrey Kondogbia en provenance de l’Atlético de Madrid. Selon sa version, le montant de l’opération aurait initialement dû être inférieur à celui finalement conclu.
Molina affirme que le prix aurait ensuite été augmenté afin de permettre l’intervention d’un intermédiaire supplémentaire, présenté comme proche du président du club espagnol. Cette intervention aurait été liée à un désaccord sur le partage des commissions entre les différents représentants impliqués dans le dossier.
Ces éléments sont avancés par Romain Molina dans sa vidéo. Ils ne sont accompagnés, dans les informations transmises, d’aucun document comptable ou contractuel permettant de les établir définitivement.
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McCourt aurait été alerté sur certaines pratiques
Le journaliste affirme également que Frank McCourt et son entourage auraient reçu plusieurs alertes concernant certaines opérations ou certains modes de fonctionnement au sein du club.
Selon Molina, ces signalements n’auraient pas entraîné de réaction suffisamment importante de la part du propriétaire américain. Il considère que l’une des principales responsabilités de McCourt aurait été de laisser ses dirigeants agir pendant plusieurs années sans exercer un contrôle assez rigoureux.
Cette analyse ne présente donc pas le propriétaire uniquement comme celui ayant financé les déficits de l’OM. Elle l’interroge aussi sur la gouvernance mise en place et sur sa capacité à surveiller les décisions prises avec l’argent injecté dans le club.
Une politique sportive devenue très coûteuse
Pour Romain Molina, plusieurs opérations menées durant l’ère Longoria auraient progressivement contribué à fragiliser les finances marseillaises.
Le journaliste ne remet pas seulement en question les montants versés pour recruter certains joueurs. Il pointe aussi la multiplication possible des intermédiaires, les commissions et l’accumulation de contrats importants.
Cette politique aurait participé à l’augmentation de la masse salariale et des charges liées aux transferts, alors que les résultats économiques n’ont pas permis au club de devenir autonome.
Des accusations à traiter avec prudence
Les affirmations concernant le transfert de Geoffrey Kondogbia sont particulièrement sensibles. Elles doivent être considérées comme la version exposée par Romain Molina, et non comme des faits judiciairement ou officiellement établis.
Ni Pablo Longoria, ni l’Atlético de Madrid, ni les agents et intermédiaires concernés ne se sont exprimés dans les éléments communiqués pour répondre à ces accusations.
Cette nouvelle sortie relance néanmoins le débat sur la gestion de l’OM durant les dernières saisons. Au-delà d’un transfert en particulier, Molina pose une question plus large : comment des investissements aussi importants ont-ils pu conduire le club à devoir aujourd’hui réduire brutalement ses dépenses et vendre une partie importante de son effectif ?