L’Olympique de Marseille aborde l’été 2026 avec une contrainte simple, mais brutale : réduire drastiquement sa masse salariale, sous peine de sanctions sportives. Le classement des plus gros salaires de la Ligue 1, établi par L’Équipe, donnait la mesure du chantier : avec Pierre-Emile Højbjerg en tête de file olympien à 500 000 euros brut par mois, suivi de près par Mason Greenwood et Geoffrey Kondogbia à 450 000 euros chacun, l’OM affichait la deuxième masse salariale du championnat, juste derrière le PSG. Un luxe que le club ne peut plus se permettre.
Un été sous tutelle financière
La sanction est tombée en deux temps. Le 17 juin, l’UEFA a infligé une amende de 10 millions d’euros à l’OM pour non-respect du fair-play financier, assortie d’une menace d’exclusion des compétitions européennes avec sursis. Neuf jours plus tard, la DNCG a enfoncé le clou en imposant un encadrement strict de la masse salariale et des indemnités de mutation pour la saison 2026-2027. Un couperet qui tombe après un déficit record de 104 à 105 millions d’euros sur l’exercice clos en juin 2025, hérité en grande partie de la gestion de l’ancienne direction.
FC Marseille est aujourd’hui menacé de disparaître
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Trois départs, un premier pas vers l’objectif
C’est dans ce contexte que les départs de Mason Greenwood, Benjamin Pavard et Hamed Traoré prennent tout leur sens. Vendu à Fenerbahçe pour 45 millions d’euros, Greenwood libère à lui seul 450 000 euros de masse salariale mensuelle, le plus gros salaire du trio. Benjamin Pavard, dont l’option d’achat de 15 millions d’euros n’a pas été levée à l’issue de son prêt en provenance de l’Inter Milan, a lui-même confirmé son départ sur les réseaux sociaux, libérant 350 000 euros mensuels supplémentaires. Enfin, Hamed Traoré a rejoint le Genoa sous la forme d’un prêt avec option d’achat supérieure à 8 millions d’euros, le club italien prenant en charge l’intégralité de son salaire de 320 000 euros par mois.
🚨🟡🔵 BREAKING: Mason Greenwood to Fenerbahçe, HERE WE GO! Deal done for the English winger to join Fener.
€40m plus €2m add-ons to Olympique Marseille; Man United get over 10m with sell-on clause.
Salary around €10m net per year on deal until June 2030 at Fener. 💥🏴 pic.twitter.com/bQvhQupk7m
— Fabrizio Romano (@FabrizioRomano) July 13, 2026
🚨🔴🔵 Genoa have sealed all terms of the agreement with OM for Hamed Traoré.
Loan move with €8m buy option clause and medical next week for former Bournemouth player.
Done and sealed, as @footmercato @Santi_J_FM called. pic.twitter.com/QPrh0fHDAk
— Fabrizio Romano (@FabrizioRomano) July 12, 2026
Si ces trois ventes marquent un premier pas, l’OM reste encore éloigné de son objectif. D’autres cadres restent sur la sellette : Leonardo Balerdi, Pierre-Emile Højbjerg, le plus gros salaire actuel du vestiaire et Pierre-Emerick Aubameyang figurent toujours parmi les joueurs susceptibles de partir d’ici la fin du mercato, dans un club où le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi doit composer avec l’obligation de dégraisser sans pouvoir recruter en retour.
Reste à savoir si ce dégraissage progressif suffira à tenir les délais imposés par le gendarme financier français et par l’UEFA. Car au-delà des chiffres, une question plus structurelle se pose : un club peut-il assainir ses comptes sans sacrifier durablement sa compétitivité sportive ? Greenwood, Pavard et Traoré ne sont sans doute qu’un début : Balerdi, Højbjerg ou Aubameyang pourraient suivre dans les prochaines semaines. Mais chaque départ supplémentaire creuse aussi l’écart entre l’effectif qui a terminé la saison dernière et celui que Bruno Genesio devra emmener au combat dès la reprise.
Paul Laffisse