Alors que l’OM s’enfonce dans une fin de saison tendue, entre crise sportive, fracture interne et défiance grandissante autour du club, le rôle des supporters marseillais reste plus que jamais au centre du débat. Pointés du doigt ces dernières semaines, souvent critiqués pour leur pression permanente autour du club, ils ont pourtant choisi de contenir leur colère malgré une saison marquée par les désillusions. Ancien joueur de l’OM, Brice Dja Djédjé a justement tenu à remettre les choses en perspective dans une prise de parole accordée à BFM Marseille.
« Je tiens à féliciter les supporters marseillais »
Brice Dja Djédjé a d’abord salué l’attitude des supporters olympiens, qu’il juge bien plus mesurée aujourd’hui malgré le climat de frustration qui entoure le club.
« Je tiens à féliciter les supporters marseillais. Moi qui ai connu et qui connais bien ce club, je peux vous assurer que des moments compliqués, j’en ai vécu pas mal. Des matchs où on est sorti du stade à 2 heures du matin, facile. Tu restais dans les salons ou dans le vestiaire parce que les supporters étaient mécontents. »
L’ancien défenseur rappelle ici que la tension autour de l’OM a souvent été bien plus explosive par le passé, et souligne que la réaction actuelle du public reste contenue au regard de la saison vécue.
A lire aussi : Mercato OM : Habib Beye, la tendance se confirme en interne
« On sent que les supporters sont déçus »
Dans la suite de son intervention, Brice Dja Djédjé insiste sur l’évolution du climat autour du club, entre frustration persistante et colère désormais plus contenue.
« Il y a beaucoup d’exigences maintenant. Ils n’arrêtent pas de taper sur les supporters, de leur mettre des amendes. Aujourd’hui ils sont méfiants. Ils mettent encore des banderoles avec quelques insultes, mais on voit de moins en moins de violence. C’est bien mais on sent que les supporters sont déçus par rapport à ce qui se passe avec leur club. »
Une déclaration qui met en lumière un malaise profond autour de l’OM : plus qu’une colère brutale, c’est désormais une forme de lassitude et de défiance qui s’installe durablement dans les tribunes du club marseillais.