Dans un contexte sportif et économique particulièrement difficile, l’Olympique de Marseille pourrait trouver un soutien inattendu du côté de la Coupe du Monde 2026. Organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, cette édition inédite à 48 équipes s’annonce historique, y compris sur le plan financier.
Une manne record pour les clubs
La FIFA a officialisé une enveloppe globale de 727 millions de dollars à redistribuer entre les sélections participantes, soit une hausse de près de 50 % par rapport aux 440 millions distribués lors du Mondial qatari de 2022. Une tendance à la hausse qui s’inscrit dans la durée : à titre de comparaison, l’Italie, sacrée championne du monde en 2006, n’avait perçu que 10 millions de dollars, quand l’Argentine de 2022 en a encaissé près de 42.
Pour les clubs, le mécanisme est clair : une partie de ces gains leur est reversée en compensation des joueurs mis à disposition des sélections nationales. Dans le cas de l’OM, la simple participation de ses internationaux suffit à garantir un minimum de 1,85 million d’euros, même en cas d’élimination au premier tour.
Des joueurs aux ambitions contrastées
Les plus grandes espérances viennent logiquement d’Argentine. Geronimo Rulli et Facundo Medina sont appelés dans la sélection championne du monde en titre, qui figure parmi les grands favoris de la compétition. Chaque tour supplémentaire franchi par l’Albiceleste se traduit directement par un chèque plus conséquent pour Marseille. Le Maroc de Nayef Aguerd sera également à surveiller. Après leur parcours historique en 2022 (demi-finales), les Lions de l’Atlas entendent confirmer leur statut de valeur montante du football mondial.
Dans une moindre mesure, les Pays-Bas de Quinten Timber , régulièrement présents dans le dernier carré des grandes compétitions et les États-Unis de Timothy Weah, galvanisés par le soutien de leur public, pourraient également créer la surprise.
Plus incertains, le Canada de Derek Cornelius, malgré l’avantage du terrain, et l’Algérie d’Amine Gouiri, dont les limites collectives contrastent avec la qualité individuelle de certains joueurs, semblent moins bien armés pour un long parcours.
Un appoint bienvenu, mais insuffisant
Dans le meilleur des scénarios : une finale argentine, un quart de finale marocain et des parcours corrects pour les autres, l’OM pourrait espérer engranger entre 4 et 6 millions d’euros supplémentaires. Une somme loin d’être négligeable pour un club en tension budgétaire, mais qui ne saurait, à elle seule, résoudre des problèmes structurels bien plus profonds.
Malgré quelques exceptions, l’OM ne devrait pas empocher un gros chèque grâce à ses internationaux, alors que la situation financière du club continue d’inquiéter. Pour rappel, le passage devant la DNCG se fera le 18 juin prochain.
Paul Laffisse