Depuis son arrivée à Marseille, Frank McCourt aurait investi entre 700 et 800 millions d’euros pour compenser les déficits accumulés par l’Olympique de Marseille. Dans sa dernière vidéo publiée sur YouTube, Romain Molina décrit un modèle économique devenu profondément dépendant des apports du propriétaire américain.
Entre 700 et 800 M€ injectés depuis son arrivée
La situation financière de l’OM ne daterait pas de ce mercato. Selon Romain Molina, Frank McCourt aurait injecté entre 700 et 800 millions d’euros dans le club depuis son arrivée.
Ces apports auraient principalement servi à compenser les pertes successives et à maintenir l’équilibre financier de l’Olympique de Marseille au fil des saisons.
Le chiffre avancé par Molina n’a pas été confirmé officiellement par le club. Il doit donc être considéré comme une estimation donnée par le journaliste et créateur de contenu.
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Un modèle économique dépendant de l’actionnaire
Selon l’analyse de Romain Molina, ces injections régulières auraient permis à l’OM de continuer à fonctionner sans résoudre totalement ses déséquilibres structurels.
Les déficits auraient été comblés année après année grâce aux apports du propriétaire, sans transformation suffisante du modèle économique. Le club serait ainsi resté dépendant de l’argent personnel de Frank McCourt pour absorber ses pertes.
Cette situation aurait progressivement fragilisé l’ensemble du projet. Tant que le propriétaire acceptait de financer les déficits, l’OM pouvait continuer à investir. Mais cette dépendance devenait problématique dès lors que les apports étaient réduits ou conditionnés.
McCourt a beaucoup investi, mais sans résultats durables
L’estimation de 700 à 800 millions d’euros nuance fortement l’idée selon laquelle Frank McCourt n’aurait pas suffisamment dépensé depuis son arrivée.
Le problème soulevé par Molina ne concerne pas uniquement le montant investi, mais surtout l’efficacité de cet argent. Malgré des sommes considérables, l’OM ne serait pas parvenu à construire un modèle suffisamment stable pour fonctionner sans soutien régulier de son actionnaire.
Les investissements réalisés dans les transferts, les salaires, les changements de direction et les différents projets sportifs n’auraient pas permis de réduire durablement les déficits.
Une part importante de la fortune de McCourt
Romain Molina insiste également sur le poids que représenterait cette somme dans le patrimoine du propriétaire américain.
Selon lui, Frank McCourt ne dispose pas des moyens de certains propriétaires de grands clubs européens capables d’absorber des pertes massives pendant une longue période sans modifier leur stratégie.
Les centaines de millions investis à Marseille représenteraient donc une part significative de sa fortune personnelle. Cette situation expliquerait en partie la volonté actuelle de réduire les dépenses, la masse salariale et la dépendance aux apports de l’actionnaire.
Une responsabilité partagée
Molina ne présente toutefois pas Frank McCourt uniquement comme la victime d’un système coûteux. Il lui reproche également d’avoir laissé ce fonctionnement perdurer sans exercer un contrôle suffisamment rigoureux sur les décisions prises par ses dirigeants.
Le propriétaire aurait été alerté à plusieurs reprises sur certaines pratiques ou certains transferts, sans que ces avertissements soient suivis de changements suffisamment importants.
La responsabilité de la situation ne reposerait donc pas seulement sur les présidents et directeurs sportifs successifs. Elle concernerait aussi la gouvernance mise en place par McCourt.
L’OM désormais contraint de changer de modèle
Le club marseillais semble aujourd’hui vouloir rompre avec cette logique. L’objectif est désormais de réduire fortement les charges, de vendre plusieurs joueurs et de limiter les nouveaux investissements.
Cette politique pourrait expliquer les difficultés rencontrées sur le mercato et la volonté affichée de privilégier les prêts, les joueurs libres ou les opérations à faible coût immédiat.
Si l’estimation de Molina est exacte, Frank McCourt aurait déjà consacré une somme considérable à l’OM. Mais cet argent n’aurait pas permis au club d’atteindre une stabilité financière durable.
Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir combien le propriétaire américain est prêt à investir, mais de déterminer si l’Olympique de Marseille peut enfin construire un modèle capable de vivre sans dépendre en permanence de ses apports.