Le départ de Pablo Longoria de la présidence de l’Olympique de Marseille est désormais envisagé comme une issue probable après le remaniement interne opéré par Frank McCourt. Toutefois, un point institutionnel lié à son rôle à la Ligue de football professionnel retarde une sortie rapide.
Un départ acté mais freiné par la représentation à la LFP
Depuis le communiqué du propriétaire Frank McCourt actant le maintien de Medhi Benatia comme directeur du football avec un rôle élargi au sein de l’OM, Pablo Longoria a été cantonné à des fonctions surtout institutionnelles, notamment sa place au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP).
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Selon L’Équipe, c’est précisément cette position au sein de la LFP qui constitue le principal point de blocage dans la finalisation du départ de Longoria. En effet, pour être éligible à siéger à ce conseil, il faut justifier d’au moins une année complète d’expérience en tant que président de club ou, de façon exceptionnelle, en tant que directeur général, condition qui n’est remplie par aucun autre dirigeant actuellement à l’OM.
Ce critère d’éligibilité signifie que si Longoria quitte ses fonctions sans solution de remplacement prête, l’Olympique de Marseille perdrait automatiquement sa représentation au sein de la LFP, ce qui est jugé stratégique par Frank McCourt.
Une position de négociation clef
Confronté à cette contrainte, Longoria entend utiliser sa position à la LFP comme levier dans les discussions menées avec les dirigeants marseillais pour définir les modalités de son départ. Selon les sources relayées par L’Équipe, les discussions entre l’avocat du président et les représentants du club sont en cours pour trouver un accord négocié.
Ce verrou institutionnel complique ainsi une sortie « rapide » de Longoria, malgré un consensus général sur le fait que son rôle opérationnel soit désormais limité et que Medhi Benatia assume la supervision des activités sportives jusqu’à la fin de la saison.
Ce contexte souligne combien la situation interne à l’OM, déstabilisée par les récentes réorganisations, s’articule désormais autour de contraintes juridiques et structurelles qui dépassent le simple cadre sportif.