Le départ de Roberto De Zerbi de l’Olympique de Marseille continue de faire réagir dans le paysage médiatique français. Sur RMC, le journaliste Daniel Riolo est revenu en détail sur le contexte psychologique et médiatique qui aurait conduit l’entraîneur italien à quitter son poste à l’OM.
Daniel Riolo évoque un entraîneur fragilisé par les critiques
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Lors de son intervention sur RMC, Daniel Riolo a décrit un Roberto De Zerbi particulièrement affecté par l’environnement médiatique entourant l’Olympique de Marseille. Selon le journaliste, le technicien italien accordait une importance grandissante aux critiques et commentaires diffusés dans les médias sportifs.
« De Zerbi, il y a beaucoup de choses qui l’ont rendu fou dans son truc de “je fais attention à tout ce qui se dit”. Personne n’a réussi à lui dire d’arrêter de regarder tout ce qui se disait. Ce n’est pas un mystère, l’émission de Jérôme (Rothen) a quasiment plombé De Zerbi. Je n’accuse personne, c’est un constat. Une chose qui montre qu’il a complètement pété un câble, c’est quand il va dans l’émission de Cassano, pour qu’en gros ils défendent De Zerbi et détruisent Jérôme (Rothen) et Christophe (Dugarry). Il dit même “ils me critiquent parce que je suis italien”. Il est devenu complètement fou. À ce moment-là, il n’arrivait plus à encaisser les critiques et il a explosé.”
Ces déclarations mettent en lumière la pression permanente qui accompagne le poste d’entraîneur de l’OM, club où l’exposition médiatique reste particulièrement forte, notamment en période de résultats irréguliers en Ligue 1.
Les réseaux sociaux scrutés
iolo insiste sur le manque de recul et de sérénité des entraineurs vis à vis des commentaires sur les réseaux sociaux : « Au-delà de ce qui peut se dire sur les coachs, sur ce qu’ils doivent contrôler, il y a un élément à rajouter qui est devenu extrêmement important, c’est les réseaux sociaux. On croit que ça n’a pas d’impact, que ça n’a pas d’influence. Tout dépend comment tu travailles dessus. Et à l’OM, évidemment comme c’est un club qui fait beaucoup parler, ça a également eu une grosse influence que De Zerbi n’a pas du tout géré. Il y en a qui disent ‘mais moi je ne regarde pas’. Ok, toi tu ne regardes pas. Mais tes amis, ta famille ça ne regarde pas non plus ? Souvent, ça regarde. Les joueurs eux peuvent regarder, ‘ah c’est mon coach qui se fait démonter de cette façon ?’ avec parfois des arguments, des mecs qui développent des trucs… Ça a une énorme incidence, bien plus importante qu’on ne le pense. Sur Habib Beye, ça a eu de l’influence aussi »
À Marseille, les attentes autour du projet sportif étaient élevées après l’arrivée de l’ancien entraîneur de Brighton. Mais la pression quotidienne, les débats médiatiques et les critiques publiques semblent avoir progressivement fragilisé sa position, il n’a pas réussi à prendre de la hauteur et garder son calme.
L’actualité de l’Olympique de Marseille reste désormais tournée vers la reconstruction sportive et la gestion de l’après-De Zerbi, dans un contexte où le club doit rapidement retrouver de la stabilité avant la reprise de la saison.