
Igor Paixao – attaquant de l’Olympique de Marseille
Igor Paixão peine encore à retrouver la régularité attendue sur le côté gauche de l’OM. Pour l’aider à retrouver son influence offensive, Bruno Genesio devra compter sur la confiance du joueur, mais aussi sur un meilleur accompagnement collectif.
Après dix rencontres disputées par l’Olympique de Marseille cette saison, Igor Paixão reste loin de la percussion attendue. Selon les éléments rapportés par Le Phocéen, le Brésilien a pourtant montré son potentiel dès la première journée face à Strasbourg, avec un penalty provoqué et une implication dans l’action du premier but. Il a également marqué à Angers, mais ses prestations restent trop irrégulières entre ces quelques éclairs.
Paixão hésite encore à provoquer
La vitesse, les appuis et la capacité d’élimination de l’ailier constituent toujours des atouts identifiés. Toutefois, Paixão prend désormais plus rarement le dessus sur son adversaire direct et semble parfois préférer temporiser ou revenir en arrière plutôt que tenter une accélération. Cette perte de spontanéité peut s’expliquer en partie par une confiance fragilisée, alors que son transfert avorté à Sunderland aurait laissé une frustration encore présente. Bruno Genesio avait aussi souligné que l’investissement défensif de son joueur n’avait pas diminué. Paixão continue de multiplier les courses de repli et aide régulièrement Emerson sur le côté gauche. Ses difficultés concernent donc surtout son expression offensive et sa capacité à prendre des risques lorsqu’il reçoit le ballon.
Un ailier trop souvent isolé sur le côté gauche
Le déplacement à Sturm Graz a illustré les limites de l’animation marseillaise autour de Paixão. Alors que le jeu de l’OM pouvait s’organiser davantage à droite avec Keyliane Abdallah, Kelyann Bezahaf ou Himad Abdelli, le ballon revenait régulièrement vers le Brésilien avec l’attente d’un exploit individuel. Les montées d’Ulisses Garcia n’ont pas toujours suffi à créer les décalages nécessaires. Face à plusieurs défenseurs et sans solution proche, Paixão devait choisir entre provoquer seul ou conserver le ballon en attendant du soutien. Le contraste avec Abdallah, davantage disposé à tenter sa chance malgré ses imperfections, souligne cette nécessité de retrouver davantage de spontanéité.
Genesio mise sur la confiance et les combinaisons
Pour son entraîneur, la relance de Paixão passe aussi par l’aide du staff et de ses partenaires. Genesio l’avait résumé ainsi :
C’est à nous de l’aider, de lui montrer notre confiance, parce que c’est dans des moments comme ceux-ci qu’il a besoin de notre soutien.
Des relais plus proches pourraient permettre à Paixão de recevoir le ballon dans de meilleures conditions. Amine Harit et Himad Abdelli peuvent favoriser les combinaisons dans les petits espaces, tandis que les passes vers l’avant de Pierre-Emile Højbjerg sont susceptibles de lancer l’ailier avant que la défense adverse ne soit totalement replacée.
