Alors que l’Olympique de Marseille a décidé d’instaurer une mise au vert à la Commanderie, l’ancien entraîneur Élie Baup se montre réservé sur l’efficacité d’une telle mesure. Dans un entretien accordé à La Provence, le technicien souligne le décalage entre les pratiques d’hier et le football moderne.
Une décision forte de l’OM sous l’impulsion de Benatia et Beye
Après un passage par Marbella, les joueurs de l’OM vont rester несколько jours à la Commanderie. Une décision prise en interne par Medhi Benatia et Habib Beye, dans un contexte où le club cherche à resserrer les liens et à maintenir la concentration du groupe.
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Cette mise au vert OM s’inscrit dans une logique classique en période de tension sportive. Historiquement, ces regroupements visaient à renforcer la cohésion et à encadrer davantage les joueurs, notamment sur les aspects liés à l’hygiène de vie.
Mais pour Élie Baup, ancien coach de l’Olympique de Marseille, cette méthode appartient en partie à une autre époque. « Avant, c’était une manière de rassembler les joueurs. Ça permettait aussi de faire passer des messages sur la nutrition et la récupération à une époque où le professionnalisme n’était pas ce qu’il est devenu. Une mise au vert des années 90 n’a plus rien à voir avec ce qui se pratique de nos jours », a-t-il expliqué à La Provence.
Un outil de management jugé limité dans le football moderne
L’ancien entraîneur insiste sur l’évolution profonde du sport de haut niveau. « C’est valable dans les autres sports : au cyclisme, Bernard Hinault mangeait un steak-frites et buvait un verre de rouge avant le Paris-Nice. Aujourd’hui, tout est contrôlé, les aliments pesés au gramme près, les lipides, glucides et protéines dispatchés en fonction des efforts fournis et ceux à venir… Quand tu racontes qu’on jouait aux cartes, on dirait que tu sors de la guerre de 14 ! »
Dans ce contexte ultra-professionnalisé, Baup relativise fortement l’impact d’une mise au vert OM. « C’est pour mobiliser les mecs, et c’est aussi de la communication vers l’extérieur pour montrer qu’il y a encore un patron. Mais les joueurs n’aiment pas ces moments, ils préfèrent être avec leurs familles pour couper et se ressourcer. Et les entraîneurs savent que ça ne garantit rien. »