L’OM a battu Le Havre 4-3 dimanche au Vélodrome après avoir compté quatre buts d’avance. La fin de rencontre, marquée par trois buts encaissés et deux situations litigieuses dans la surface, n’efface toutefois pas la prestation collective convaincante livrée pendant plus d’une heure.

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À 4-0, Marseille semblait se diriger vers une victoire tranquille face à la lanterne rouge du championnat. Le Havre a pourtant relancé la rencontre dans la dernière demi-heure, jusqu’à installer le doute dans un Vélodrome passé de l’euphorie à la panique. À 4-3, l’OM a également vu deux actions litigieuses dans sa surface auraient pu déboucher sur des penalties dans le temps additionnel.

Un onze de départ enfin cohérent

Bruno Genesio avait aligné une équipe sans véritable zone d’ombre, avec Höjbjerg et Nnadi devant la défense, Abdelli en numéro dix, Harit et Paixao sur les côtés, ainsi que Gouiri en pointe. En défense, l’organisation autour d’Aguerd et d’Egan-Riley a participé à donner davantage de cohérence à l’ensemble. Sur le terrain, l’OM a affiché des combinaisons, des déplacements coordonnés et une meilleure maîtrise dans la sortie de balle. Höjbjerg a dicté le tempo, Abdelli a multiplié les inspirations et Weah a signé une action individuelle remarquée. Le score aurait même pu être plus large, notamment après un penalty non sifflé sur Abdelli.

Les changements ont désorganisé l’équipe

La maîtrise marseillaise a progressivement disparu lorsque Genesio a commencé à modifier son équipe. Les sorties des cadres ont réduit la cohésion collective, tandis que les entrées d’Abdallah et de Kamissoko ont suscité une réaction directe du technicien, qui leur a reproché un manque d’humilité. Cette baisse de niveau souligne surtout la différence entre le onze titulaire et le reste du groupe. L’OM dispose d’une équipe capable de produire un jeu séduisant, mais sa marge de manœuvre apparaît plus réduite lorsque les titulaires quittent la pelouse.

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