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OM : Habib Beye assume un virage tactique plus prudent à Marseille

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le

Après une première période très terne vendredi soir, l’Olympique de Marseille s’est finalement imposé dans un contexte particulier au Vélodrome. Le match a surtout mis en lumière les choix tactiques de Habib Beye, qui privilégie désormais la solidité défensive au spectacle. Une évolution assumée par l’entraîneur marseillais.

 

Une première période qui interroge au Vélodrome

 

La prestation de l’Olympique de Marseille a suscité un débat dès la mi-temps vendredi soir. Certains observateurs ont jugé ces 45 premières minutes comme la plus mauvaise première période de la saison, quand d’autres continuent de placer la défaite contre Nantes comme référence négative.

Après la rencontre, Habib Beye a lui-même reconnu les difficultés affichées par son équipe : « La première mi-temps est terne, on n’a pas mis de rythme, mais c’était aussi en raison du contexte difficile à appréhender. »

Le contexte pesait en effet sur l’environnement du match : retour au Vélodrome après l’élimination en Coupe de France et mouvement de grève des supporters. Après la pause, les joueurs de l’OM ont montré davantage d’intentions, sans toutefois réellement accélérer le rythme de la rencontre. Le principal moment d’émotion est venu du but de Amine Gouiri, seul éclair offensif marquant de la soirée.

Un OM plus solide mais moins spectaculaire

 

Depuis l’arrivée de Habib Beye sur le banc, le visage offensif de l’OM a sensiblement évolué. La mécanique offensive imaginée par Roberto De Zerbi a laissé place à un collectif plus prudent.

Sur les cinq matches dirigés par Habib Beye, Marseille a inscrit sept buts et en a encaissé six. Les Marseillais n’ont cadré que vingt tirs au total, soit une moyenne de quatre par match. À titre de comparaison, lors de la lourde défaite à Bruges, les partenaires de Mason Greenwood avaient cadré neuf frappes.

Cette baisse de production offensive se reflète également dans l’activité des attaquants. Amine Gouiri n’a touché que 22 ballons à Brest. De son côté, Pierre-Emerick Aubameyang a été peu alimenté : 34 ballons contre Lyon, 29 face à Auxerre et Toulouse, et seulement 19 lors du déplacement au Stadium.

 

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Un système hybride pour sécuriser l’équipe

 

Face aux deux buts encaissés en moyenne lors de ses trois premières rencontres, Habib Beye a ajusté son approche. Les schémas classiques en 4-2-3-1 ou 4-3-3 ont été abandonnés au profit d’un dispositif hybride pouvant se transformer en 5-3-2 lors des phases défensives.

Dans cette organisation, Igor Paixão recule comme piston gauche tandis que Mason Greenwood évolue plus proche de Pierre-Emerick Aubameyang. Le milieu repose davantage sur l’impact défensif : Geoffrey Kondogbia en récupérateur, Pierre-Emile Højbjerg dans un rôle de box-to-box à dominante défensive et Quinten Timber chargé d’apporter de la polyvalence.

La titularisation simultanée de Benjamin Pavard, CJ Egan-Riley et Facundo Medina dans une défense à trois face à Auxerre, alors 16e de Ligue 1, a également surpris. Mais le dispositif a permis de bien contenir les attaquants adverses.

Après la sortie de CJ Egan-Riley pour Amine Gouiri, la seconde période a montré un léger mieux. Habib Beye assume néanmoins pleinement ce choix tactique : « On était dans une logique de sécurité. L’analyse globale doit se faire sur les 90 minutes. On a su rester concentrés, ça fait trois victoires de suite, deux clean-sheets, ça faisait longtemps. On peut s’adapter, mais je repense à ce qu’on a vécu lors des deux derniers mois avec deux buts encaissés par match. Ce sera compliqué de marquer trois buts à chaque fois. Il faut comprendre que notre football est moins spectaculaire, mais on prend les points. »

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