Après la défaite à Monaco (2-1), le débat enfle autour du banc de l’Olympique de Marseille. Sur la chaîne L’Équipe, Jérôme Alonzo a livré une analyse tranchée du travail d’Habib Beye, pointant un entraîneur « en échec » dans un contexte pourtant jugé difficile.
Une analyse sévère après Monaco
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Le revers concédé en Ligue 1 face à Monaco a relancé les interrogations autour de l’Olympique de Marseille. Sur le plateau de « L’Équipe de Greg », Jérôme Alonzo n’a pas mâché ses mots concernant Habib Beye. « Un échec, ce serait sévère et injuste. Il peut très bien battre Rennes à la dernière journée et finir 3e. Et là, ça ne sera pas un échec. En revanche, en échec, oui, mais ce n’est pas le seul fautif. Oui Habib Beye le coach est en échec. Sur ce que je vois franchement, les matchs… Rennes, typiquement avec Haise, au bout de 10 jours, tu vois une dynamique », a déclaré Alonzo.
Le consultant nuance toutefois son propos en évoquant un environnement globalement instable autour de l’OM. Entre résultats irréguliers et pression constante, le club phocéen peine à trouver de la continuité cette saison en Ligue 1.
Des doutes assumés sur le niveau Ligue 1
Dans la suite de son intervention, Jérôme Alonzo a clairement exprimé ses incertitudes quant à la capacité d’Habib Beye à s’imposer durablement sur un banc de Ligue 1. « Beye n’est pas aidé par un contexte, par ses joueurs, par ce club qui vit dans le mélodrame depuis la journée 1 et même avant parce que l’été a été compliqué. Je ne l’excuse pas, je dis qu’il est en échec pour ces raisons. Et la principale, c’est qu’il y a des joueurs dans cette équipe qui ont un niveau catastrophique. Je parle juste football. Je ne suis pas encore sûr que Beye soit un bon coach de Ligue 1. Je n’en sais rien. Et de ce que je vois là, je n’ai pas la certitude qu’il le soit encore. »
L’ancien gardien met également en cause le choix initial de la direction, incarnée notamment par Medhi Benatia. Selon lui, la nomination de Beye comportait un risque important dès le départ. « Est-ce qu’il n’y a pas une erreur à la base ? J’avais dit ici le jour où Habib a été mis en poste que s’il échoue, j’en voudrais plus à la personne qui l’a nommé qu’à lui. Est-ce que c’est une idée de prendre Habib Beye, à l’époque 40 matchs en pro, dans ce contexte-là ? C’était un pari de prendre Habib Beye qui sortait d’un échec à Rennes. »
Ces déclarations illustrent la pression croissante autour du banc marseillais, alors que l’OM joue encore des objectifs importants en Ligue 1 dans cette fin de saison.