
En s’imposant 4-3 face au Havre, l’OM a enregistré une troisième victoire consécutive en Ligue 1. Mais la rencontre a surtout mis en évidence le contraste entre une équipe convaincante pendant 70 minutes et un collectif déstabilisé dans le dernier quart d’heure.
Face au dernier du championnat, Marseille a longtemps produit le football attendu, avec des intentions cohérentes, des circuits de passes visibles et des automatismes plus affirmés. Le onze aligné par Bruno Genesio a notamment permis à Abdelli de fluidifier le jeu entre les lignes, à Harit d’apporter de l’inspiration et au duo Hojbjerg–Nnadi de donner davantage d’assise au milieu.
Un onze de départ enfin cohérent
Les quatre buts inscrits et les occasions de poursuivre sur cette lancée ont confirmé la qualité de la première partie de match. Le statut du Havre, dernier de Ligue 1, constitue une limite au bilan, mais l’OM s’était déjà compliqué la tâche contre des adversaires de ce niveau cette saison. Cette fois, l’équipe a affiché une organisation collective qui ne reposait plus seulement sur l’addition de ses individualités.
La dynamique s’est cependant brisée dans les vingt dernières minutes. Les changements ont affaibli le collectif, avec des entrées jugées décevantes pour Abdallah, Maupay et Angel Gomes, mais l’analyse rapportée ne réduit pas l’effondrement à la seule prestation des remplaçants. Les difficultés défensives existaient déjà, tandis que les sorties successives ont privé Marseille de ses capacités à conserver le ballon, à combiner et à attaquer la profondeur.
Le coaching et la profondeur du groupe interrogés
Le Havre a alors pu avancer avec moins de crainte d’être sanctionné, l’OM ne disposant plus de la même menace offensive. Le coaching de Bruno Genesio est également questionné : plutôt que des changements poste pour poste, une réorganisation avec davantage de densité au milieu ou un repositionnement de Weah aurait pu maintenir un meilleur équilibre, sans que son efficacité puisse être garantie.
Cette rencontre met ainsi en lumière une limite structurelle du groupe marseillais. L’OM semble avoir trouvé un onze capable de produire le jeu recherché, mais ne dispose pas encore de solutions équivalentes pour maintenir ce niveau pendant 90 minutes. La victoire contre Le Havre a donc confirmé la cohérence de l’équipe titulaire tout en exposant l’écart entre ce onze de départ et l’ensemble du collectif.
