À peine intronisé à la tête de l’Olympique de Marseille (il prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet), Stéphane Richard a livré sa première prise de parole sur RTL. Le futur président, attendu le 2 juillet, a détaillé sa vision et ses priorités dans un contexte sportif et économique sensible. Entre stabilité, Ligue des champions et gestion financière, le cap est fixé.
Une prise de fonction anticipée et un rôle clairement défini
Olympique de Marseille : “Je suis serein, il faut capitaliser sur les atouts incroyables de ce club”@srichard, nouveau président de l’OM, face à @FogielMarcO dans #RTLMatin pic.twitter.com/noHuRyC28j
— RTL France (@RTLFrance) April 14, 2026
Désigné par Frank McCourt, Stéphane Richard n’a pas attendu son entrée officielle en fonction pour s’exprimer publiquement. Présent récemment au Vélodrome, notamment lors du succès contre Metz, il s’inscrit déjà dans une dynamique active.
Interrogé sur son manque d’expérience dans le football, le futur président de l’OM a revendiqué un rôle transversal, au cœur de l’équilibre du club : Président de l’OM, ça n’a rien à voir avec le CAC40, même si beaucoup de dirigeants du CAC40 qui aiment le foot. Mais être président d’un club, ce n’est pas être le joueur, l’entraîneur, ou le directeur sportif… c’est le chef d’orchestre qui doit mettre tout ça en musique, qui veille au bon équilibre financier, aux rapports avec la ville, avec l’international. J’ai une certaine expérience, une bonne résistance à la pression et au stress, qui a été formée dans les épreuves, j’ai traversé des crises. Il faut un ensemble de compétences, des finances, à la communication… Il faut avoir cette capacité à pouvoir jouer sur toutes les touches du clavier.
Un discours qui insiste sur la nécessité de sérénité et de cohérence dans un environnement souvent instable.
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Stabilité sportive et objectif Ligue des champions
Sur le plan sportif, Stéphane Richard a pointé les limites des changements fréquents au sein de l’effectif et du staff. Une critique directe de l’instabilité chronique de l’Olympique de Marseille ces dernières saisons.
Concernant Habib Beye, récemment en poste, il appelle à la patience : Il n’y a pas de serrage de vis. Je pense qu’il y a eu trop d’instabilité dans ce club ces dernières années, entre les joueurs et les entraîneurs. Le foot reste un jeu collectif et il est compliqué de bien jouer, voire impossible, s’il y a autant de changements chaque année. Il faut d’abord de la stabilité. Habib Beye vient de prendre ses fonctions, il a un objectif clair, tout le monde connaît les enjeux autour de la qualif en Ligue des champions. Laissons-le faire son travail, chaque chose en son temps
L’objectif immédiat reste clair : une qualification en Ligue des champions, essentielle sportivement et économiquement.
Une situation financière sous surveillance mais assumée
Le futur président n’a pas éludé la question financière, alors que le club affiche un déficit de 104 millions d’euros avant impôt sur la saison 2024-2025. Il souligne notamment le poids des droits TV en France : J’ai beaucoup de défis à relever, notamment la situation financière. En France, on a un problème autour des droits TV, qui sont à un niveau historiquement bas et c’est une totale anomalie. Pour l’instant, il faut faire sans, ça ne va pas changer demain. Certes on a publié un déficit important, mais on a un club solide. On verra plus tard, si McCourt remettra la main au pot.
Malgré ce contexte, il affiche des ambitions élevées : installer durablement l’OM parmi les 20 meilleurs clubs européens et participer régulièrement à la Ligue des champions.
Enfin, interrogé sur une éventuelle implication de Rodolphe Saadé dans le capital du club, il a tenu à clarifier : Quand j’ai eu le malheur de dire ça, il m’a tancé. Sa famille a beaucoup de valeurs. Évidemment, il s’intéresse au club, avec ce partenariat autour du club, mais je n’ai jamais parlé de ça avec lui. C’est très frais.
Une mise au point qui referme, au moins temporairement, un dossier sensible autour de l’avenir capitalistique de l’Olympique de Marseille.