Battu par le Olympique de Marseille face au LOSC Lille (1-2), l’OM a vu le match basculer sur plusieurs décisions arbitrales controversées. À onze contre onze, certaines situations clés auraient pu changer le cours de la rencontre.
Des faits de jeu qui interrogent
La défaite de l’Olympique de Marseille contre le LOSC continue de faire réagir, notamment autour des choix de l’arbitre Benoît Bastien. Plusieurs situations litigieuses ont marqué la rencontre, à commencer par une intervention dangereuse de Nathan Ngoy sur Igor Paixão, victime d’un pied haut au niveau de la tête.
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L’action, qui n’a pas été sanctionnée d’un carton rouge, a suscité une vive incompréhension côté marseillais. Après la rencontre, le débat s’est rapidement déplacé sur les plateaux et les antennes, notamment dans l’émission Rothen s’enflamme sur RMC.
L’ancien arbitre de Ligue 1 Saïd Enjimi a livré une analyse sans détour : « Évidemment que (Nathan) Ngoy aurait dû être exclu après sa faute sur (Igor) Paixão. Je ne comprends pas ce choix. Il n’y a pas de sujet. Toutes les fautes comme celles-ci ont toujours été sanctionnées d’un carton rouge. La réponse est claire, nette et précise. »
Greenwood au cœur d’une autre décision litigieuse
Autre situation polémique : une faute sur Mason Greenwood, également très discutée. Dans cette séquence impliquant aussi Hakon Haraldsson et Calvin Verdonk, l’arbitre a distribué trois cartons jaunes, une décision jugée incohérente par Saïd Enjimi.
« La faute sur Mason Greenwood ? Le mot juste, c’est cohérence. Sur cette phase de jeu, à l’arrivée, les trois joueurs (Mason Greenwood, Hakon Haraldsson, Calvin Verdonk) sont sanctionnés d’un avertissement, il y a un problème : soit on met un rouge au joueur lillois qui agresse Greenwood, mais on ne peut pas parler d’annihilation d’une occasion nette de but. Mais l’agression est caractérisée, donc ça peut faire l’occasion d’un rouge. Haraldsson s’en sort bien aussi, car lui aussi peut prendre un rouge. Au bout du compte, c’est la cohérence : soit Greenwood n’a pas d’avertissement, et les deux autres sont avertis ; soit Greenwood prend un avertissement, et il faut qu’il y en ait un des deux qui soit puni d’un carton rouge. Sinon les joueurs ne comprennent plus. (…) Que Greenwood prenne un avertissement sur cette situation, ça ne peut que faire monter la tension ».
Ces décisions arbitrales alimentent aujourd’hui les discussions autour de l’équité en Ligue 1, dans un match où l’OM, pourtant à égalité numérique, aurait pu bénéficier d’un tout autre scénario.