Dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, le directeur sportif de l’OM s’est livré à un exercice rare : se comparer aux joueurs de l’effectif marseillais. Interrogé sur celui qui lui ressemble le plus, l’ancien défenseur a livré une réponse sincère, mêlant analyse technique et souvenir personnel.
L’Olympique de Marseille continue de faire parler de lui au-delà des terrains. Cette fois, ce n’est ni une performance sportive ni un mouvement de mercato qui attire l’attention, mais une prise de parole du directeur sportif du club. Dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport, le dirigeant marseillais a été interrogé sur un thème aussi original que révélateur : existe-t-il, dans l’effectif actuel de l’OM, un joueur qui lui ressemble lorsqu’il était encore sur les terrains ?
Un regard lucide sur les qualités défensives de l’OM
D’emblée, le directeur sportif écarte toute comparaison purement technique avec certains cadres de la défense olympienne. Il cite notamment Leonardo Balerdi et Nayef Aguerd, en soulignant leurs qualités balle au pied et leur supériorité dans ce domaine par rapport à ce qu’il était comme joueur. « Balerdi et Aguerd sont plus forts et jouent mieux au ballon que moi », affirme-t-il sans détour. Une déclaration factuelle, qui met en valeur deux profils centraux importants dans la structure défensive marseillaise, tout en rappelant l’évolution du poste de défenseur central dans le football moderne.
Cette analyse confirme également la ligne directrice sportive de l’OM, qui privilégie des défenseurs capables de relancer proprement et de s’intégrer dans un jeu de possession, en phase avec les exigences du haut niveau européen.
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Facundo Medina, une question de caractère
Mais c’est sur le terrain du mental et du tempérament que le directeur sportif trouve un véritable point commun. « Côté caractère, celui qui me ressemble le plus, c’est Facundo Medina », confie-t-il. Le défenseur argentin, connu pour son engagement et son intensité, incarne ce profil combatif qui fait souvent basculer l’ambiance du Vélodrome.
Le dirigeant poursuit en dressant un autoportrait sans filtre : « Je suis un joueur au grand cœur, mais sur le terrain, je me faisais détester ». Une phrase forte, qui illustre une mentalité de compétiteur assumée, où l’impact psychologique sur l’adversaire fait partie intégrante du jeu.
Pour appuyer son propos, il évoque une anecdote marquante de sa carrière : « Quand Higuain est arrivé à la Juve, il m’a dit qu’il me détestait quand on jouait l’un contre l’autre. On est devenus de très bons amis. » Un souvenir révélateur des relations particulières qui se tissent entre adversaires, entre rivalité extrême et respect mutuel.
À travers ces déclarations, le directeur sportif de l’OM offre un éclairage précieux sur sa vision du football et sur les profils humains qu’il valorise au sein de l’effectif marseillais, renforçant un peu plus le lien entre identité du club et choix sportifs.