À trois journées de la fin de la saison de Ligue 1, l’Olympique de Marseille pointe à une inquiétante 6ᵉ place. Ancien dirigeant du club, Jacques Cardoze analyse une trajectoire sportive déclinante, malgré des débuts jugés séduisants en septembre. Ses propos, accordés à La Provence, mettent en lumière des dysfonctionnements structurels.
Une instabilité chronique pointée du doigt
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Interrogé par le quotidien régional La Provence, Jacques Cardoze, ancien directeur de la communication de l’OM, n’a pas caché son incompréhension face à la situation actuelle de l’Olympique de Marseille. Le club phocéen, longtemps ambitieux dans la course à l’Europe, semble avoir perdu en constance depuis le mois de janvier.
« L’une des caractéristiques du foot d’aujourd’hui est le changement, deux fois par an, d’une partie de l’équipe. Je ne vois pas comment on peut créer une cohésion, un esprit de club, lorsque les joueurs valsent tous les six mois… On ne construira rien comme ça, ça me sidère. Je ne vois pas comment les gens peuvent s’attacher à une équipe si les institutions ne sont pas au rendez-vous. Il faut quatre à cinq joueurs clés, qui sont l’âme du club. Il faut construire des projets cohérents sur deux ou trois ans. Mais aujourd’hui, on a l’impression que c’est le bout du monde de dire ça. »
Ces propos mettent en avant une critique récurrente dans le football moderne : la difficulté à construire un collectif solide dans un contexte de mercatos fréquents et de renouvellement constant de l’effectif.
Un projet sportif remis en question
Pour Jacques Cardoze, le contraste est d’autant plus frappant que l’effectif semblait compétitif en début de saison. Il évoque notamment le travail de Pablo Longoria et Medhi Benatia, perçu comme structurant à l’été. « Cette saison, on sentait que Pablo Longoria et Medhi Benatia avaient bâti une équipe de très haut niveau. Quand je vois le match qu’elle a réalisé contre le Real Madrid, je ne comprends pas comment elle a pu ensuite se déliter. C’est forcément lié à des histoires internes et au management ».
Sans avancer de faits précis, l’ancien dirigeant suggère que des éléments internes pourraient expliquer cette perte de dynamique. À ce stade de la saison de Ligue 1, l’OM joue désormais gros dans la course aux places européennes, avec une marge d’erreur réduite.
Ces déclarations relancent le débat autour de la stratégie sportive du club, entre ambition immédiate et nécessité de stabilité sur le long terme.