L’Olympique de Marseille version 2025-2026 traîne un mal persistant : celui des dernières minutes. Une nouvelle fois rejoint dans le temps additionnel face au Paris FC samedi (2-2), le club marseillais s’impose aujourd’hui comme l’équipe la plus friable d’Europe dans le money-time, selon les données d’Opta.
Le constat est brutal. Si les rencontres de Ligue 1 s’arrêtaient à la 80e minute, l’OM serait tout simplement leader du championnat. Une projection théorique qui illustre l’ampleur du problème marseillais dans les fins de match.
Huit points envolés en Ligue 1 après la 80e minute
En championnat, les hommes de Roberto De Zerbi ont déjà laissé filer huit points dans les dix dernières minutes et le temps additionnel. Une hémorragie qui explique en grande partie leur retard actuel de sept points sur Lens, leader provisoire, malgré des contenus souvent maîtrisés sur de longues séquences.
Le scénario se répète semaine après semaine : Marseille domine, contrôle, puis craque lorsque la rencontre bascule dans sa phase finale. Face au Paris FC, l’égalisation concédée dans les dernières secondes a une nouvelle fois illustré cette incapacité à verrouiller un résultat.
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Une fragilité qui dépasse la Ligue 1
Ce problème ne se limite pas au championnat. Sur la scène européenne, l’OM a encaissé quatre buts dans les dix dernières minutes en Ligue des champions. Selon cette même projection statistique, ces buts ont coûté virtuellement trois points aux Marseillais, qui auraient alors validé une qualification en play-offs.
Autrement dit, le défaut de solidité dans le money-time a eu des conséquences directes aussi bien sur le plan national qu’européen.
Marseille, pire élève des grands championnats européens
Toutes compétitions confondues, les chiffres confirment l’ampleur du phénomène. À partir de la 80e minute, l’OM a encaissé 15 buts cette saison :
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10 en Ligue 1
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4 en Ligue des champions
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1 en Trophée des champions
Un total qui fait de Marseille l’équipe la plus perméable des cinq grands championnats européens dans ce laps de temps, devant Stuttgart et Francfort, crédités de 13 buts encaissés chacun sur la même période.
Un chantier majeur pour De Zerbi
Ce déséquilibre dans les fins de match pose une question centrale pour Roberto De Zerbi : s’agit-il d’un problème physique, mental ou structurel ? À ce stade, les chiffres ne désignent pas une défaillance ponctuelle mais bien une tendance lourde.
Tant que l’OM ne parviendra pas à mieux gérer ses dernières minutes, ses ambitions resteront fragiles. Et les projections théoriques, aussi flatteuses soient-elles, continueront de souligner ce paradoxe marseillais : une équipe capable de jouer le sommet… mais pas encore de le conserver jusqu’au bout.