Depuis 15 ans, chaque saison désastreuse est suivie d’un magnifique rebond de la part de l’Olympique de Marseille. De nombreux points communs reviennent entre ces différents exercices et la période actuelle traversée par le club marseillais.
Il est faible de dire que la saison 2025-26 de l’Olympique de Marseille est un échec. Rien que sur les dernières semaines, les perspectives sont floues et inquiétantes. Entre le besoin de vendre rapidement pour cinquante à soixante millions, les nombreux départs attendues, les éventuelles sanctions de la DNCG mais aussi de l’UEFA et l’arrivée d’une nouvelle direction, les chantiers sont multiples.
La perspective de rebond est réelle
La fin de printemps est difficile pour les supporters marseillais. L’échec des hommes d’Habib Beye dans leur quête de Ligue des Champions vient s’ajouter à une saison en demi-teinte conclue à la cinquième place. Mais au-delà des signes inquiétants, les souvenirs du passé peuvent s’avérer rassurants. Car comme l’indique La Provence, si l’OM ne parvient que rarement à enchaîner deux saisons satisfaisantes d’affilée, le club marseillais sait rebondir d’une saison à l’autre.
En effet, depuis 2012, l’OM n’a progressé ou régressé deux fois de suite qu’à deux reprises (13ème en 2015-16 et 5ème en 2016-17). Le reste ? Un enchaînement de saisons réussies ou à l’inverse de saisons décevantes. Comme le rappelle La Provence, les quatre dernières places obtenues en Ligue 1 par l’OM (2013, 2019, 2022, 2025) ont été atteintes à la suite d’un exercice manqué. Des statistiques qui font penser que la relance est automatique mais il y a bien quelques points communs entre ces différentes saisons.
Elie Baup et Villas-Boas, des équipes qui ont performés malgré de faibles moyens
En 2012 et 2019, Elie Baup et André Villas-Boas récupèrent l’OM dans une situation financière moins clinquante que leurs prédécesseurs, avec un effectif en fin de cycle et après une saison qui a tourné au désastre. Le projet ne fait alors pas rêver les deux coachs qui voient plusieurs joueurs majeurs quitter le club (Mbia, Azpilicueta, Rémy pour Baup et Balotelli, Luiz Gustavo, Lucas Ocampos et d’autres pour Villas-Boas).
Cependant, les effectifs de deux techniciens sont plus stables avec quelques renforts en cours de mercato mais pas une valise pleine de recrues. Un autre facteur concordent pour l’entraîneur français et le Portugais : ils voient plusieurs de leurs joueurs qui étaient en échec revenir à un bon niveau comme Gignac pour Baup ou Payet et Mandanda pour Villas-Boas.
Le jeu proposé est simple et minimaliste mais la solidarité d’un effectif un peu plus modeste les mène jusqu’à la qualification directe en Ligue des Champions. Des perspectives qui pourraient ressembler à la nouvelle page que voudrait écrire la nouvelle direction de l’OM qui mise sur un cycle d’austérité, de calme et la stabilité.
Sampaoli et De Zerbi, des résultats malgré un climat instable
Sampaoli et Roberto De Zerbi ont eux aussi réussi le tour de force de relever un effectif pour lui faire atteindre les sommets. A leur arrivée, chacun arrive dans une équipe qui à connu successivement, de nombreux entraîneurs, une révolte des supporters et des changements importants à la direction (départ de Eyraud et arrivée de Longoria pour l’un, départ de Tessier et Ribalta et arrivée de Benatia pour l’autre).
Jorge Sampaoli, dans la continuité de la fin d’exercice où il a sauvé les meubles en terminant cinquième durant ses premiers mois de mandats et De Zerbi sont très attendus par la suite. Tout comme le recrutement dont ils profitent (Saliba, Gerson, Under, Guendouzi pour Sampaoli, Greenwood, Rulli, Rabiot, Hojbjerg pour De Zerbi) afin de terminer deuxième.
Tous ces différents facteurs entre nouveaux dirigeants, vent de fraîcheur, nouveau cycle, relance de joueurs et promesse d’un peu de répit après avoir vécu une saison d’enfer peuvent donner de l’espoir à l’idée de la saison prochaine. Cela pourrait bénéficier au trio Richard-Lorenzi-Genesio.
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Mais il reste encore beaucoup à faire pour la nouvelle direction dans l’optique d’une saison de relance car pour l’instant, les dirigeants de l’OM se concentrent sur les ventes et ont des finances limitées. Des moyens bien différents de la précédente direction par exemple. Mais la perspective de réaliser, comme leurs prédécesseurs, une saison de relance après cet exercice rempli d’échec peut laisser quelques espoirs aux supporters en quête de jours heureux.
Clarence Maillefaud