L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui consultant, réfute catégoriquement l’existence d’une dette fiscale évoquée ces derniers jours. Par la voix de ses avocats, il évoque une confusion de l’administration et assure que la procédure en est à un stade préliminaire.
Une contestation ferme de Samir Nasri et de ses avocats
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Ancien milieu offensif formé à l’Olympique de Marseille, Samir Nasri est aujourd’hui au cœur d’un litige fiscal. Selon ses conseils, la dette de 5,5 millions d’euros évoquée récemment « n’existe pas ». Me Jean-Noël Sanchez, avocat fiscaliste, explique que l’administration aurait assimilé à tort des crédits bancaires à des revenus non déclarés.
Me Julien Riahi confirme que la procédure reste à un stade préliminaire. « Les 5,5 millions d’euros ne sont pas dus », a-t-il déclaré à l’AFP, précisant que les équipes du joueur sont en train de répondre à la proposition de rectification. Aucune décision définitive n’a donc été prise à ce stade.
Une procédure longue et la question de la résidence fiscale
Selon les éléments communiqués par la défense, l’administration fiscale a toutefois procédé à une saisie conservatoire de la somme sur un compte personnel ainsi que sur un bien immobilier appartenant à Samir Nasri. Une mesure actuellement contestée devant un juge d’exécution.
Le dossier pourrait s’inscrire dans la durée. Les avocats indiquent que le litige pourrait s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années, en fonction de l’évolution de la procédure.
Au cœur du dossier figure la question de la résidence fiscale. L’administration se serait appuyée sur certains éléments matériels, comme des livraisons de repas effectuées en France. La défense affirme que ces commandes auraient été passées par la mère de Samir Nasri, avec qui il partagerait un compte, sans que cela ne constitue une preuve de résidence en France.
Les conseils rappellent que l’ancien international français vit aux Émirats arabes unis avec sa compagne et son fils, et qu’il est déclaré non-résident fiscal en France depuis 2008. Seuls ses revenus liés à son activité de consultant pour Canal+ sont imposés en France, via une structure dédiée.
Enfin, Me Julien Riahi rejette toute assimilation à un exil fiscal, affirmant que la présence de Samir Nasri aux Émirats arabes unis s’inscrit dans la continuité de son parcours professionnel, notamment après son passage à Manchester City.