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OM : Comment fonctionne Lorenzi ?

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le

L’arrivée de Grégory Lorenzi, annoncé comme imminente, en tant que nouveau directeur sportif de l’OM risque de proposer un autre visage que sous l’ère Benatia et Longoria. A l’inverse de ses prédécesseurs, Lorenzi est un adepte de la stabilité qui essaye de tout régler en interne.

Habitué au calme et aux faibles moyens du Stade Brestois, Grégory Lorenzi va découvrir un autre monde en rejoignant l’Olympique de Marseille. Confirmé, hier, par le nouveau président du club, Stéphane Richard, l’arrivée du directeur sportif est imminente. 

Habitué à faire beaucoup avec peu

En Bretagne, le directeur sportif s’est fait un nom en recrutant malin et en réalisant de belles plus-values. On pense notamment à Romain Faivre, acheté 400 000 euros et revendu 15 millions à Lyon. Ou encore aux achats pour 2 millions de Romain Perraud et Ibrahima Diallo et partis du club pour 12 millions d’euros chacun. 

D’autres bons coups sont à mettre à son crédit comme le recrutement de Pierre Lees-Melou pour 2.3 millions d’euros ou celui de Brassier acheté 1.75 million d’euros et revendu à Rennes 12 millions d’euros. Des plus-values qui montrent les bonnes idées et la débrouillardise de Lorenzi qui arrive à faire beaucoup avec peu. Au contraire de l’OM, il parvient à valoriser ses joueurs et à vendre à bon prix.  

 

Un directeur sportif qui n’est pas adepte des changements de coach

Autre discordance avec la précédente direction, Lorenzi prône la stabilité. Le directeur sportif est loin d’être un adepte des changements de coach. En dix ans à Brest, seuls quatre coachs différents ont officié sur le banc brestois. Jean-Marc Furlan de 2016 à 2019, Olivier Dall’Oglio pendant deux ans (2019-2021). Michel Der Zakarian a suivi (2021-22) avant d’être remplacé par Eric Roy (2022 à aujourd’hui) qui a réussi l’exploit de qualifier Brest en Ligue des Champions. Au cours de son mandat de directeur sportif à Brest, seul Michel Der Zakarian a été limogé alors qu’il occupait la dernière place après dix journées. Bien loin de la dizaine de coachs passés sur le banc olympien depuis dix ans.

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Un dirigeant qui “règle tout en interne et pas du genre à envenimer les choses”

Lorenzi fonctionne de la même manière avec les joueurs avec, en point d’orgue, la fidélité. L’ancien marseillais Lilian Brassier, passé par Brest de 2020 à 2025, en témoigne dans les colonnes de La Provence  : “Il est très loyal et assume ses dires, n’hésite pas à être proche de chacun. Il sait donner du punch au bon moment ou redresser un groupe, en  restant réglo, pas juste pour faire plaisir ou brosser dans le sens du poil. Généralement, tout se règle en interne et il n’est pas du genre à envenimer les choses.”   Une nouvelle forte différence par rapport à la précédente direction qui est confirmé par un conseiller auprès de La Provence : “Je ne pense pas qu’il fera beaucoup de sorties médiatiques fracassantes, il est plutôt mesuré et travaille surtout en coulisses, dans un style différent des deux dernières années.” Brassier insiste aussi sur sa proximité avec les jeunes : “Il va au bout du processus avec les jeunes joueurs, est convaincant.”

Une importance accordée au contexte local et à la psychologie

Selon La Provence, Lorenzi attache aussi beaucoup d’importance au contexte local et à la psychologie. N’hésitant pas à engager un préparateur mental réputé en 2022 pour venir en aide aux joueurs. Après avoir goûté au calme de la Bretagne, le directeur va découvrir l’ambiance volcanique de Marseille. 

Sa patience et son attrait pour la stabilité ne peuvent faire que du bien pour ouvrir cette nouvelle ère McCourt.

Clarence Maillefaud

 

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