L’Olympique de Marseille traverse une crise interne majeure : après le départ de l’entraîneur, c’est désormais le directeur du football, Medhi Benatia, qui a officialisé sa démission dimanche 15 février via ses réseaux sociaux, pointant plusieurs facteurs structurels et humains déterminants.
Une rupture liée au climat autour de l’OM
Arrivé au club fin 2023 en tant que conseiller avant d’être promu directeur du football en janvier 2025, Medhi Benatia a mis fin à sa collaboration avec l’Olympique de Marseille dans un contexte de tension croissante autour de l’institution. Son communiqué souligne une « insatisfaction croissante » et une rupture psychologique avec l’environnement marseillais, des mots qui reflètent le malaise ressenti après les récentes turbulences internes et sportives.
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Le climat autour de l’équipe a été mis à rude épreuve par des banderoles hostiles déployées par certains supporters à l’Orange Vélodrome, ainsi que par une série de résultats décevants, dont la lourde défaite contre le PSG (5-0) et l’élimination en Ligue des champions face au Club Bruges, événements qui ont accentué les tensions.
🚨EXCL #teamOM 🔵⚪️
⚠️quelques raisons du départ de Medhi Benatia de l’OM :
▪️des promesses non tenues sur les moyens mis à disposition pour renforcer l’équipe
▪️des désaccords avec Pablo Longoria et une relation dégradée devenue difficile à gérerhttps://t.co/ahLACsG2od pic.twitter.com/RPhoTxxtMv
— Sébastien Denis (@sebnonda) February 15, 2026
Des difficultés financières et organisationnelles en toile de fond ?
Selon Foot Mercato, Benatia aurait également été confronté à des contraintes financières importantes. En interne, des promesses de moyens pour renforcer l’effectif qui n’auraient pas été tenues ont compliqué sa tâche, le conduisant à recourir à des montages financiers complexes pour les arrivées de joueurs, ce qui a fini par peser sur sa marge de manœuvre.
Le scénario interne s’est encore alourdi avec la tension entre Benatia et le président Pablo Longoria, dont les relations se seraient détériorées avec le temps. La cohabitation entre la direction sportive et la présidence a ainsi été marquée par des divergences sur la stratégie globale du club et la gestion de la crise actuelle, notamment après le départ de l’entraineur.
Ce départ s’ajoute à celui de Roberto De Zerbi, qui avait quitté ses fonctions plus tôt dans la semaine, illustrant une période particulièrement instable pour l’OM sur le plan sportif et administratif. L’enchaînement de ces départs soulève de nombreuses questions sur la capacité du club à maintenir une dynamique solide en Ligue 1 et à stabiliser sa direction dans un environnement marqué par une pression intense.