Alors que l’OM traverse une nouvelle zone de fortes turbulences, entre résultats décevants, instabilité chronique et climat de défiance autour du club, la parole des anciennes figures marseillaises continue de résonner. Cette fois, c’est Pascal Olmeta qui a frappé fort. Dans les colonnes de La Provence, l’ancien gardien emblématique de l’OM (1991-1994) a livré une prise de parole brutale sur l’état du club, ciblant la direction, les choix sportifs et jusqu’à l’avenir même de l’institution.
Dans un contexte où Marseille a encore multiplié les changements sur son banc cette saison, Pascal Olmeta a d’abord remis en cause la stratégie sportive du club, en visant frontalement la politique des entraîneurs.
« Il faut prendre un entraîneur français, comme Bruno Genesio. Il connaît plusieurs clubs et ça a toujours bien fonctionné. Il sait gérer un groupe à 100 %, avec tous les à-côtés. Parce que Marseille, c’est particulier… Cette saison, on a recruté un coach qui venait de se faire virer ailleurs, alors qu’on pouvait simplement continuer avec Pancho (Abardonado), qui est proche des joueurs. »
L’ancien gardien rappelle ici une idée simple : selon lui, l’OM ne peut pas être dirigé comme un club classique. Il estime que la connaissance du contexte marseillais doit redevenir un critère central dans les choix sportifs.
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« On ne débarque pas à Marseille pour tout révolutionner »
Pascal Olmeta a ensuite élargi son constat, en dénonçant une perte d’identité plus profonde à l’OM, bien au-delà du seul banc de touche.
« Quand on parle de l’OM, on parle de plus de 60 000 personnes au stade tous les matchs, dont certaines viennent de très loin, voire de l’étranger. On a le plus beau stade d’Europe et le plus beau public. Comment peut-on ne plus parler de Ligue des champions tous les ans ? Jusqu’à quand ça va durer ? »
Dans sa prise de parole, Olmeta regrette un club qui, selon lui, s’est progressivement éloigné de ce qui faisait sa force.
« Si on a écrit les plus belles pages de l’histoire du club, c’est aussi parce que les gens autour connaissaient vraiment l’OM. On ne débarque pas à Marseille en voulant tout révolutionner ! Et on ne part pas en stage en claquettes. »
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« S’il faut vendre le club, vendez-le »
La déclaration la plus forte arrive dans la dernière partie de son intervention. Pascal Olmeta y livre un constat beaucoup plus large sur les blocages structurels du club depuis plusieurs décennies.
« J’ai l’impression qu’on n’y arrive plus depuis 1995-96. Quand ça marche, c’est toujours à couteaux tirés en coulisses. Et dès que ça va mal dans le vestiaire ou dans le staff, on va chercher un entraîneur étranger avec dix adjoints. Basta ! »
Avant de conclure avec une phrase qui résume à elle seule la violence de sa sortie :
« S’il faut vendre le club, vendez-le ! LVMH a racheté le Paris FC, mais je suis persuadé qu’ils auraient été intéressés par l’OM. »