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Sanctions Nice – OM : Les explications de la LFP

Par Publié le - Mis à jour le
Vincent Labrune

Match à rejouer dans son intégralité à huis clos et sur terrain neutre, voilà la décision de la Ligue de Football Professionnel à la suite des incidents survenus lors de la rencontre OGC Nice – Olympique de Marseille le 22 août dernier. À travers une conférence de presse, Sébastien Deneux a tenu à clarifier cette décision.

 

 

Alors que l’OM espérait obtenir gain de cause avec une victoire sur tapis vert, la commission de discipline de la LFP a pris une tout autre décision hier soir. En effet, Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline de la LFP a annoncé lors d’une conférence de presse que le match opposant l’OGC Nice à l’Olympique de Marseille serait à rejouer dans son intégralité à huis clos et sur terrain neutre. Une décision qu’il a tenté de justifier.

 

« Je ne rentre pas dans les détails du dossier, l’audition a duré près de 3h30. L’échelle des sanctions ? Ce qui a été primordial pour nous, c’est le degré d’importance des incidents. C’est un degré extrêmement élevé. Cette décision est à la hauteur de la gravité des incidents qui ont eu un retentissement exceptionnel, qui concerne une atteinte caractérisée à l’intégrité physique de joueurs de football. Le match à rejouer ? C’est la décision de la commission de faire rejouer ce match sur un terrain neutre, à huis clos, à 0-0. L’arbitre était présent lors des auditions. Il nous est apparu plus cohérent de faire rejouer ce match. La volonté de la commission est de rappeler que le sort d’un match ne peut pas dépendre de la décision unilatérale d’un club de reprendre un match. » Sébastien Deneux – Source : Conférence de presse LFP (08/09/2021)

 

Il n’y a pas d’exemplarité pour le football français – Jacques Cardoze

 

De son côté, Jacques Cardoze s’est empressé de réagir sur les décisions prises par la commission de discipline de la LFP. Le directeur de la communication de l’OM a estimé qu’il n’y avait aucune exemplarité pour le football français.

 

« C’est une décision en demi-teinte, c’est une décision politique et c’est une décision qui à mon sens n’est pas à la hauteur de l’exemplarité qu’elle aurait dû donner à l’ensemble du football français. On a vu des saluts nazis dans cette tribune Sud, on a vu 150 personnes envahir le terrain, on a vu 74 projectiles envoyés en 74 minutes. Et finalement, on s’attache à ce qu’il se passe à la 75e minute en sanctionnant Dimitri Payet et Alvaro qui sont considérés comme étant fauteurs de troubles d’une certaine façon. C’est oublié tout ce qu’il s’est passé pendant les 74 premières minutes de jeu et moi ça me choque beaucoup. Il n’y a pas d’exemplarité pour le football français. Trois matches de suspension, dont un qui est déjà purgé, un autre qui ne sera pas rejoué. Finalement, il n’y a qu’un seul match réellement à huis clos pour Nice. Ça me choque parce que c’était l’occasion pour le football français de dire stop à la violence, que ce n’est pas la normalité que 150 personnes envahissent un terrain et j’ai le sentiment d’une forme de banalité aujourd’hui. On banalise la violence. J’en parlais avec Dimitri Payet hier, il a reçu 25 bouteilles pendant le match. Quel homme peut supporter 25 bouteilles dans un match sans aucune réaction ? Les suspensions de Payet et Alvaro sont probablement les sanctions qui nous choquent le plus. Finalement, ce sont 2 joueurs marseillais qui sont sanctionnés. Aucun joueur niçois n’est sanctionné. M. Galtier avait porté un coup, ça n’a pas été retenu. Mettez-vous à la place d’un jeune adolescent qui voit tout ça, qui voit ce match et qui se dit « Finalement une tribune qui déborde, des saluts nazis c’est pas si grave » La justice, ce n’est pas de la politique. C’est pas rééquilibrer les choses. La justice dire « On ne veut plus voir ça sur un terrain de foot ». Le président de la commission de discipline parle d’exemplarité, moi je n’en vois pas. Je pense que la sanction à l’encontre de Nice est légère. Elle ne me paraît pas à la hauteur des événements. On a vécu ce qu’il s’est passé à Montpellier aussi. L’un de nos joueurs (Rongier) a reçu une bouteille et il a eu la lèvre ouverte. La bouteille qu’évite Alvaro à un moment donné, on a demandé à des universitaires de calculer la vitesse, c’est l’équivalent d’une boule de pétanque lancée à quelques mètres. Les joueurs sont choqués. » Jacques Cardoze – Source : Apolline Matin (09/09/2021)

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