L’Olympique de Marseille est dans l’obligation de vendre beaucoup et rapidement. Pourtant, l’OM est loin d’être un bon vendeur. De nombreux joueurs vendus par le club ces dernières années ont vu leur valeur exploser suite à leur départ.
Les comptes sont dans le rouge alors l’OM doit s’atteler à une tâche qui n’est pas une de ses favorites : la vente. L’Olympique de Marseille a du mal à vendre. Le club marseillais vend souvent à moindre prix car il cède ses joueurs au mauvais moment ou dans la précipitation pour satisfaire les instances.
Un manque de patience qui coûte cher
Si le mandat de Medhi Benatia a quelque peu réduit ce constat avec de belles ventes comme celles de Luis Henrique, Robinio Vaz et Darryl Bakola, le club olympien n’a pas fait beaucoup de bonnes opérations ces dernières saisons.
Un des premiers défauts de l’OM dans sa propension à manquer ses ventes est l’impatience. Le cas Luis Suarez en est une belle illustration. Estimé aujourd’hui par le site Transfermarkt à 30 millions d’euros, le Colombien avait été acheté pour 10 millions d’euros à l’été 2022 avant d’être revendu six mois plus tard pour 8 millions d’euros. Aujourd’hui, l’attaquant colombien s’épanouit au Sporting Portugal et a une clause libératoire de 80 millions d’euros.
Sarr et Ndiaye, des attaquants épanouis en Angleterre
Deux autres anciens attaquants de l’OM ont pu montrer leurs capacités à Marseille avant de s’épanouir pleinement ailleurs. Malgré quelques belles performances, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr n’ont pas su s’imposer et ont été vendus en Angleterre. Le premier s’épanouit pleinement de l’autre côté de la Manche du côté d’Everton, au point d’être le leader d’attaque des Toffees. Une importance qui se retranscrit dans sa valeur marchande estimée à 55 millions d’euros et qui pousse les deux clubs de Manchester City à s’intéresser à Ndiaye.
De son côté, Sarr à lui remporté plusieurs trophées avec Crystal Palace en remportant le Community Shield et la Ligue Conférence. Des performances qui l’élèvent à 40 millions d’euros sur le marché.
Enfin, Jonathan Rowe et Ismaël Koné se sont bien relancés en Italie. L’attaquant anglais parti avec fracas de l’OM s’épanouit à Bologne où sa valeur a doublé (vendu 17 millions d’euros et estimé à 28 millions d’euros ). Koné est lui estimé à 25 millions d’euros, soit 2.5 fois plus que le montant de sa vente pour 10 millions d’euros l’hiver dernier.
Des départs libres qui laissent un goût amer
Les départs en fin de contrat peuvent aussi alimenter les regrets des dirigeants marseillais. Pape Gueye et Boubacar Kamara en sont les deux meilleurs exemples. Le Sénégalais s’est imposé depuis deux saisons à Villarreal en taulier mais aussi avec sa sélection où il a inscrit l’unique but de la dernière CAN. Valorisé à 40 millions d’euros, le milieu de Villarreal pourrait voir sa cote continuer à grimper avec la Coupe du Monde en ligne de mire. Un prix similaire est attribué à Boubacar Kamara qui s’épanouit malgré l’enchaînement de blessures subies à Aston Villa.
Parti après une lourde altercation en début de saison, Rabiot s’est relancé à l’AC Milan. Vendu 10 millions, il en vaudrait bien plus aujourd’hui. Un cas similaire à Mattéo Guendouzi, exfiltré en août 2023 pour une quinzaine de millions pour faire de la place à Kondogbia. Un an et demi plus tard, la Lazio a vendu le milieu international français à Fenerbahçe pour 28 millions d’euros.
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Apprendre des erreurs passées
Enfin, Oussama Targhalline, trois apparitions avec l’OM puis libéré pour faciliter son transfert au Havre est devenu un titulaire régulier du Feyenoord Rotterdam et un habitué de la sélection marocaine. Sa cote atteint même les 16 millions.
Beaucoup de regrets peuvent donc habiter l’ancienne direction et notamment Frank McCourt, obligé de remettre régulièrement la main au pot. La nouvelle direction espère pouvoir apprendre des échecs passés pour mieux valoriser ses joueurs. Une qualité qui caractérise le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi.
Clarence Maillefaud