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Édito : La méthode Eyraud à l’OM ? Morte et enterrée…

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Jacques Henri Eyraud président de l'Olympique Marseille au centre RLD

Édito de Football Club de Marseille sur l’actualité du club…

 

MÉ-THO-DIQUE : souvenez-vous du fringant diplômé d’Harvard propulsé à la tête de l’Olympique de Marseille en Octobre 2016 nous promettant la sortie du bordel semi-orgasmique constituant le quotidien du club…
MÉ-THO-DIQUE : et transparent aussi, ça faisait partie du package avec le fameux alignement des planètes « entre l’actionnaire, le principal dirigeant et les principaux dirigeants sportifs »…
MÉ-THO-DIQUE : c’en était fini des mercatos tortueux et luttes d’influences autour des arrivées et départs de joueurs…
MÉ-THO-DIQUE bordel ! Z’avez pas compris ?

 

 

Ha, le bon vieux temps de l’abécédaire !


(le pauvre abécédaire a succombé tragiquement des suites d’une Grégory Sertic aiguë contractée à l’hiver 2017)

 

 

Ce ne peut donc pas être ce même dirigeant, ce même champion de l’organisation, qui, presque quatre ans plus tard, en était réduit à répondre aux inquiétudes de son coach, par presse interposée, concernant un Anglais mystérieusement apparu dans la structure. En charge de la vente de joueurs. Ou de la Fan Experience. Enfin bref, d’un truc qui en tout cas n’empiétait absolument pas sur les prérogatives de son directeur sportif. MÉ-THO-DIQUE !

 

 

Impossible non plus de voir dans une telle structure un électron libre (Gary Cook) nommé puis viré quelques semaines plus tard pour « clarifier la situation. » Impossible ! Pas MÉ-THO-DIQUE  tout ça… Puis l’esprit d’équipe c’était primordial pour intégrer ce nouvel OM, c’est même JHE qui l’avait dit lors de la signature de son nouvel entraîneur en Octobre 2016.

 

 

« Je peux vous dire quelles sont les qualités nécessaires pour nous convaincre et rejoindre l’entreprise Olympique de Marseille. Il faut une indépendance vis-à-vis des sphères d’influence du football, faire passer l’esprit d’équipe avant l’esprit personnel, et que l’intérêt de l’entreprise soit, à tout moment, le plus important. Rien, ni personne ne doit se sentir supérieur à l’OM. »
Jacques-Henri Eyraud – Source : Conférence de presse de présentation de Rudi Garcia, Octobre 2016

Indépendance vis-à-vis des sphères d’influence du football, esprit d’équipe et intérêt de l’entreprise à tout moment, voilà qui correspond peu ou prou aux qualités listées sur les profils Linkedin de Paul Aldridge et Gary Cook.

 

 

désormais la même méthode bordélique prisée par un bon nombre de ses prédécesseurs…

 

 

 

Plus sérieusement l’alignement des planètes a fini par complètement dévisser à l’Olympique de Marseille et les deux seuls astres restés solidement liés sont ceux du directeur sportif et de l’entraîneur. Ce qui est d’ailleurs désormais « logiquement » et publiquement reproché à l’entraîneur pour anticiper le contrecoup affectif de son départ annoncé…

 

 

Au niveau innovation façon entrepreneur outisde the box, on repassera également puisque pour faire passer la pilule du départ, plus que probable, du nouveau chouchou du Vélodrome, JHE recycle d’anciennes méthodes. Relativiser les demandes impératives de l’entraîneur sur le départ (comme si il n’avait pas annoncé très clairement ce qu’il voulait puis et encore ) et rajouter au-dessus une couche de chantage affectif aux supporters. MÉ-THO-DIQUE !

 

« Je l’ai entendu évoquer un doute fort sur sa capacité à vouloir continuer sans Andoni Zubizarreta au sein du club aujourd’hui. Ça sera sa décision. Si André met au dessus de tout, sa relation avec les joueurs, les supporters, son lien avec Andoni Zubizarreta, qu’est-ce que vous voulez que le vous dise? On s’est vu, on a discuter de tout ça. Pour moi, c’est clair, André Villas-Boas est le coach de l’OM et il le sera pour de nombreuses années j’espère… »
Jacques Henri Eyraud – source : RMC

 

Rajoutons un peu de théorie du presque complot disséminée par ci par là en mode « mais Zubi, ça fait depuis l’Automne dernier qu’il voulait partir parce qu’il ne voulait pas travailler avec nos nouveaux dirigeants tous gentils dont on peine un peu à définir le rôle clairement. » Bon certes publiquement quand Villas-Boas s’était alarmé de l’arrivée de Paul Aldridge en janvier, et avait par conséquent alerté tous les supporters olympiens sur son possible départ, la réponse était qu’il n’y avait rien à craindre et que tout était sous contrôle mais… MÉ-THO-DIQUE !

 

 

Au lieu d’assumer un choix stratégique (départ de Zubi) qui entraîne certaines conséquences (Villas-Boas), on rejette les conséquences sur l’autre partie prenante. Une situation qui pourrait en rappeler une autre, datant de l’été 2015, aux supporters marseillais.

 

 

Au fait, une méthode est une démarche organisée rationnellement pour aboutir à un résultat.

 

 

Il est possible d’identifier chez Villas-Boas une méthode vis-à-vis de son engagement à l’OM : pour être performant sportivement, j’ai besoin de travailler avec un directeur sportif de confiance que j’ai trouvé en la personne d’Andoni Zubizaretta.

La méthode peut être contestée, notamment si l’on ne tient pas le Basque en haute estime, mais elle existe. Elle est simple, limpide comme une frappe de Super Mario.

 

Alors que celle de JHE semble désormais bien floue entre les phases 2, le recrutement (débuté il y a plus de six mois) d’un directeur du football, les présences d’électrons libres difficiles à justifier dans l’organigramme… MÉ-THO-DIQUE ! Mais désormais la même méthode bordélique, à l’avenant, sans perspectives autre que la prochaine saison, prisée par un bon nombre de ses prédécesseurs au poste. À mille lieux des promesses de départ…