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Ex OM : Dugarry, Deschamps, le Stade Brestois… Les hommages se multiplient après le décès d’Eric Roy

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le
Eric ROY (Entraineur Brest SB29) during the Ligue 1 Uber Eats match between Stade Brestois 29 and Montpellier Herault SC at Stade Francis Le Ble on January 14, 2024 in Brest, France. (Photo by Loic Baratoux/FEP/Icon Sport)

Atteint d’un cancer du pancréas depuis plus de trois ans, Eric Roy s’est éteint, hier, à 58 ans. Depuis, les hommages se multiplient envers l’ancien joueur et entraîneur passé par l’Olympique de Marseille.

L’annonce a été un véritable choc dans le monde du football. Eric Roy s’est éteint à 58 ans après trois ans et demi de lutte contre un cancer du pancréas. Une disparition qui émeut grandement le monde du foot et qui fait largement réagir. 

“Il a lutté contre la maladie avec une détermination qui force le respect”

Aux Etats-Unis avec l’équipe de France pour disputer la Coupe du Monde, Didier Deschamps s’est longuement exprimé sur la perte du coach du Stade Brestois : “Avec la disparition tragique d’Éric Roy, le football français perd un technicien très compétent et une personnalité très attachante. Ses résultats avec le Stade Brestois, et notamment la qualification pour la Ligue des Champions, ont mis en valeur sa grande connaissance du jeu et des joueurs. C’est avec beaucoup de plaisir que je lui avais remis, il y a deux ans, le prix de meilleur entraîneur de Ligue 1 lors des trophées UNFP. Éric a occupé plusieurs fonctions dans plusieurs clubs mais aussi dans les médias et son professionnalisme a toujours été loué. Il a lutté contre la maladie avec une détermination qui force le respect. À titre personnel, j’ai côtoyé et appris à apprécier Éric en dehors des terrains. Je garderai le souvenir d’un homme profondément humain. J’adresse à son épouse, à ses enfants et tous ceux qui l’aimaient mes condoléances émues et attristées.” 

L’émotion de Christophe Dugarry

Une peine partagée par son adjoint Guy Stéphan qui a eu sous ses ordres Eric Roy durant sa carrière : “Je suis profondément attristé par le décès d’Eric. J’ai eu le bonheur de l’entraîner à l’Olympique Lyonnais pendant deux années. C’était un grand professionnel, très consciencieux. Nous sommes restés en contact et j’avais toujours plaisir à la revoir. Il va laisser un grand vide au Stade Brestois où sa très belle réussite a permis de rappeler la compétence des entraîneurs français. Je pense bien fort à sa famille.” Les Bleus ont d’ailleurs réalisé une minute de silence durant leur entraînement en la mémoire de l’ancien joueur passé par l’OM.

Un autre champion du monde s’est exprimé avec énormément d’émotion sur la perte du technicien français auteur d’une magnifique épopée européenne avec Brest lors de la saison 2024-25. Sur les antennes de RMC, Christophe Dugarry est apparu extrêmement ému au moment de commenter le décès de son coéquipier à l’OM de 1997 à 1999. Ça me fait beaucoup de peine. Il avait beaucoup de courage. Continuer à travailler alors qu’il vivait ça… Il va me manquer.” 

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“Il était profondément reconnaissant envers le peuple brestois”

Une émotion partagée par Jérôme Alonzo qui a côtoyé Eric Roy en formation à Nice puis à l’OM durant la saison 1996-97 : “C’était comme un grand frère. Le Stade Brestois, les supporters, le président Le Saint, ses joueurs, Greg Lorenzi (directeur sportif) lui ont offert trois années inespérées, extraordinaires. Il faut les remercier. Ça a changé sa fin de vie. Sans eux, on aurait peut-être perdu mon pote beaucoup plus tôt. Cette aventure humaine et sportive a été extraordinaire. Elle l’a maintenu debout. Pendant deux ans, je lui répétais : “Tu es un lion.” Et il me répondait : “Ça me porte, ça m’aide.” C’était incroyable. Il était profondément reconnaissant envers le peuple brestois.

L’ancien gardien explique la difficulté de voir son ami lutter face à la maladie. “Les deux dernières fois que je l’ai vu, je n’arrivais même pas à prendre le volant en repartant. C’est un cauchemar de voir son ami comme ça. Quelqu’un qui n’avait jamais bu, jamais fumé, qui faisait attention à lui… Et la maladie arrive. On se dit : “Mais non, ce n’est pas possible.” Je l’ai vu dimanche, il en avait assez, il était épuisé. Je lui ai dit : “Je reviens la semaine prochaine, on parlera des Bleus.” Mais lui savait qu’il n’y aurait pas de semaine prochaine. J’ai pris sa main. Je lui ai embrassé le front, comme j’avais fait pour mon père. Il m’a regardé tristement, comme pour me dire : “On est au bout du match.” (Il pleure). Aujourd’hui, je relâche tout. Mais c’est presque moins difficile. Quand ton frère te serre la main et qu’il te fait comprendre que c’est fini… C’était important de vivre ce moment, même s’il était terrible. J’ai repris la voiture en sachant que je ne le reverrais plus.” 

Un rassemblement prévu à 18h au stade Francis-Le Blé

Du côté du Stade Brestois, le choc est tout aussi important. L’actuel capitaine du Stade Brestois, Brendan Chardonnet, a aussi accordé quelques mots au micro de RMC : “On le savait, on l’avait remarqué sur son visage et sa forme physique ces deux derniers mois. Je ne suis pas sûr que tout le monde était au courant car c’est quelqu’un qui a toujours voulu masquer sa maladie, il n’en a jamais parlé au groupe officiellement. C’est quelqu’un qui était très pudique, il ne voulait jamais se plaindre.” 

Le club breton a d’ailleurs annoncé organisé un rassemblement ce jeudi à 18h au stade Francis-Le Blé en hommage à Eric Roy. Un moment de recueillement qui devrait être partagé à travers tout l’Hexagone par les suiveurs de football qui ont perdu, hier, un grand personnage de notre Ligue 1. 

Clarence Maillefaud

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