Passé par l’OM de 2007 à 2010 et champion de France avec l’Olympique de Marseille, a donné son avis sur la nomination récente de Grégory Lorenzi. Un profil qui selon lui, concorde avec la reconstruction annoncée du club marseillais.
De passage dans l’émission Débat Foot Marseille du média Football Club de Marseille, Laurent Bonnart a pris le temps de revenir sur la nouvelle saison qui s’annonce et notamment l’arrivée du nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi.
Un profil différent qui plaît à Laurent Bonnart
Officialisé la semaine dernière, l’ancien directeur du Stade Brestois est, avec Stéphane Richard, une des têtes du nouveau projet qui devrait se baser sur la stabilité. Un profil bien différent de la direction précédente qui plaît plutôt bien à l’ancien latéral : “C’est un changement un peu radical par rapport à Benatia. Mais ça va peut-être en lien avec ce dont l’OM a besoin, tant sur le plan sportif que financier. Parce qu’on sait que l’OM n’est pas au top financièrement et qu’il y a peut-être besoin d’activer des filières différentes. Comme une approche dans la psychologie et dans la communication beaucoup plus sobre, plus structuré et moins impulsif. Lorenzi a été capable de le faire avec Brest. Peut-être qu’il faut un peu de calme dans ce club pour repartir sur de bons rails, construire sur l’avenir… Parce que le but est de pérenniser un travail pour avoir des résultats sur le terrain.”
Un environnement bien différent et une revue d’effectif nécessaire
Le profil de Lorenzi, qui prône la stabilité et sait réaliser de belles plus-values, a séduit la direction. Mais une question peut toujours se poser quant à son intégration dans un environnement bien différent de Brest. Grégory Lorenzi met les pieds dans une ville qui vit pour son club, où la pression a submergé plus d’un dirigeant. Ses qualités d’homme simple qui règle tout en coulisses plaît, là encore à Laurent Bonnart : “L’adaptation, ça fait partie de son travail, ça fait partie du travail des directeurs sportifs. Il va falloir une adaptation par rapport aux moyens qu’il y a, par rapport à l’environnement marseillais. C’est un environnement différent de Brest. On parle souvent du mot pression, mais moi, je dirais plutôt que c’est un club passion ! C’est passionné ! J’ai vécu trois ans ici et ça a été du passionnel et humainement c’est génial à vivre. Donc il faut aussi aller chercher ce genre de garçons qui sont dans ces profils-là.”
Pour Bonnart, il faudra laisser du temps à la nouvelle direction avant de tirer de quelconques conclusions : “Oui, il y a un gros travail à faire mais il faut aussi laisser du temps. Pour reconstruire, il va falloir dépoussiérer un petit peu. Entre, les joueurs potentiellement sur le départ, les joueurs qui vont revenir pour reconstruire un effectif et surtout aller là où on veut. Cela va aussi être le choix de l’entraîneur. Parce que je ne pense pas que sans entraîneur, Lorenzi va choisir les joueurs aujourd’hui.”
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Un imbroglio contractuel qui ne devrait pas handicaper l’OM
L’arrivée du nouveau directeur sportif semble donc parfaite malgré l’imbroglio autour de son précontrat paraphé avec l’OGC Nice. Un épisode qui ne devrait pas poser trop de problèmes à l’OM selon l’invité du podcast Débat Foot Marseille : “Ce sont des choses qui se sont déjà passées avec des joueurs. Il n’y a pas de drame mais effectivement ce sont des choses qui arrivent. Le tout est que tout le monde soit ok là-dessus. Si Lorenzi a signé un précontrat avec Nice et qu’il va vers l’OM, cela veut dire qu’il veut s’engager avec l’OM. L’intérêt du club n’est pas de parler de cette histoire. Ils vont clôturer le dossier pour que Lorenzi prenne ses fonctions tranquillement et sereinement pour avancer.”
Pendant ce temps, l’Olympique de Marseille et Lorenzi ont avancé sur leur chantier prioritaire : le nouvel entraîneur. Annoncé par Foot Mercato, Bruno Genesio va bien s’engager pour deux ans avec une année en option à l’OM. Un dossier en moins avant de s’attaquer au mercato estival.
Clarence Maillefaud